Radio One Logo
  • Brian May : “Freddie Mercury savait qu'il allait mourir  Il ne s'est jamais plaint”

    Brian May

    Brian May : “Freddie Mercury savait qu'il allait mourir Il ne s'est jamais plaint”

    12 févr. 2019 23:00

    203 vues

    Avez-vous été surpris par le succès mondial de ce film ?
    Brian May Non. J'avais compris que ce film allait être un phénomène. Il décrit les rêves, la passion, la force d'un homme, mais aussi ses vulnérabilités, de manière très honnête, d'une façon qui permet au public de se retrouver dans certaines scènes. Ce succès m'a profondément touché. Franchement, je salue le producteur Graham King et tous les acteurs. Gwilym Lee, qui a joué mon rôle, me ressemble tellement que mes proches pensaient que c'était moi !

    Comment expliquez-vous le succès constant de Queen ?
    Notre musique parvient à toucher toutes les générations. Queen ne mourra jamais ! Les mélodies, certains messages resteront. Et notre rapport au public, aussi. Nous avons très vite fait participer le public en concert. C'est en pensant à ça que j'ai trouvé l'inspiration pour We Will Rock You. Notre philosophie a toujours été que le public était un membre du groupe.

    Il a été reproché au film de ne pas avoir toujours respecté la chronologie...
    Que les critiques fassent donc un meilleur film ! (Il rit.) Certains ont osé attaquer le film avant même de le voir, déclarant qu'il n'était pas assez gay, ou qu'il n'y avait pas assez de sexe, ce qui était faux. Et ils ont eu du mal à faire marche arrière après avoir compris que tout avait été bien couvert. D'ailleurs, le film a été interdit parce qu'il y a trop de sexe et trop de contenu gay ! C'est tout de même curieux. (Il rit.) Vraiment, Bohemian Rhapsody est un portrait honnête de notre histoire. Ce n'est pas un documentaire, mais un biopic, et c'est devenu le plus grand biopic de tous les temps.

    Que pensez-vous de la prestation de Rami Malek ?
    C'est une prouesse. Il n'a pas eu la chance de rencontrer Freddie, mais il est tout simplement devenu Freddie ! Ce n'était pas comme s'il se levait le matin en se disant : "Tiens, je vais jouer Freddie." Il était vraiment Freddie ! On pouvait le voir se transformer au point de croire que Freddie était en lui. La scène durant laquelle il annonce son désir de faire une carrière solo me donne froid dans le dos tant son interprétation colle à la réalité. Sa prestation durant le concert final est époustouflante.

    Que pourriez-vous nous dire sur Freddie Mercury que vous n'avez pas révélé dans le film ?
    Qu'il était un incroyable collectionneur de timbres durant sa jeunesse ! (Il rit.) C'est quelqu'un que j'ai tellement aimé... C'est un type bien. Il avait un côté très timide en privé. Je crois que les gens pensaient que Freddie était ce géant, sûr de lui, qu'il montrait sur scène. En réalité, il était un petit homme hésitant à bien des égards.

    Est-il vrai que vous avez longtemps ignoré qu'il était gay ?
    Quoi ? Freddie Mercury était gay ? (Il rit.) Vous savez, il a eu de nombreuses petites amies. Et j'étais même souvent jaloux ! A nos débuts, en tournée, nous partagions une chambre, par souci d'économie. Et de nombreuses filles magnifiques ont terminé dans son lit !

    Comment avez-vous appris qu'il était séropositif ?
    C'est l'une des scènes qui ne colle pas à la réalité, mais j'ai donné mon accord, car il fallait faire tenir vingt ans d'histoire en deux heures. Nous avions très vite pris conscience que Freddie avait des problèmes de santé. Mais nous n'avions pas de détails. Il suivait une radiothérapie et nous pensions sincèrement que tout allait bien se passer. Il lui a fallu beaucoup de temps pour nous le dire : "Je ne veux pas que vous en parliez, je veux continuer comme si de rien n'était et faire de la musique puisque c'est ce que nous faisons de mieux." Pas une seule fois, nous ne l'avons entendu se plaindre, alors qu'il savait qu'il allait mourir.

    Combien de temps après vous avoir révélé sa maladie est-il mort ?
    Environ cinq ans. Durant cette période, il n'a cessé de se battre physiquement. Il était capital pour lui que nous continuions à travailler et à composer des chansons. Certains considèrent que notre meilleur travail correspond à cette époque. Nous formions une vraie famille et nous faisions en sorte de le protéger au maximum.

    De quoi êtes-vous le plus fier dans ce film ?
    Je pense à tous ces gens qui m'ont écrit pour me raconter qu'il leur avait permis de rapprocher leur famille, déchirée parce que leur fils était gay. Je me souviens du mail d'un père qui m'a dit qu'après avoir vu le film avec son fils, un dialogue s'était installé qui avait permis de réunir la famille.

    Pour en revenir à Queen, on parle beaucoup des guerres d'ego au sein du groupe. Est-ce vrai ?
    Il y a énormément d'ego dans chaque groupe de rock. Cela fait partie des éléments qui rendent un groupe puissant. C'est comme l'essence d'une voiture. Si l'ego s'enflamme, tout explose ! Mais nous n'étions pas jaloux de l'incroyable popularité de Freddie. Nous avions compris dès le départ qu'il était notre leader. C'est pourquoi, la plupart du temps, il a dû gérer à lui seul l'incroyable pression médiatique. Il était une cible en permanence. Les médias cherchaient à prouver qu'il était gay. Il a reçu beaucoup d'éloges mais, à cause de notre succès, il était devenu très vulnérable.

    Pour finir, est-il vrai que vous avez des liens familiaux avec Theresa May ?
    J'espère vraiment n'avoir aucun lien avec Theresa May et j'espère surtout qu'elle ne viendra jamais à une réunion familiale ! (Rires.)

    Source : closer

Laissez-nous vos commentaires

blank image

Génération 80

© 2016 - 2019 Radio ONE - Conçu par Tryangle

Nos fréquences

  • NORD/SUD

    102.4 FM

  • CENTRE

    100.8 FM

  • EST/OUEST

    101.7 FM

  • equalizer
  • ECOUTER
    LE DIRECT