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    Dix ans après, le dernier burger-frites McDonald’s d’Islande a encore bonne mine

    06 nov. 2019 18:30

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    Un hamburger et ses frites, achetés peu avant la fermeture du dernier McDonald’s en Islande en 2009, sont conservés dans un écrin de verre, comme un trésor. Il est possible de les observer sur internet. Dix ans après, ils ont encore bonne mine.

    En 2009, la chaîne américaine McDonald’s, débarquée en Islande seize ans plus tôt, décide de plier bagage en raison de l’effondrement économique du pays, qui plonge pour des années dans le marasme. L’Islande devient accessoirement l’un des rares pays d’Europe de l’Ouest dépourvu de McDonald’s.

    « Valeur historique »

    Le 31 octobre de cette année-là, juste avant la fermeture des trois restaurants encore en exploitation, Hjörtur Smarason achète un menu et le met sous cloche.

    « J’ai décidé de l’acheter pour la valeur historique qu’il représentait », explique ce responsable en communication dans une entreprise spécialisée dans le tourisme spatial. « J’avais entendu dire que la cuisine de McDonald’s ne se décomposait jamais alors je voulais en avoir le cœur net. »

    Observable sur Internet

    D’abord remisés dans son garage, le burger et ses frites ont pris la direction du Musée National d’Islande, puis d’une auberge de Reykjavik. Il est aujourd’hui exposé comme une œuvre d’art au Snotra House, une maison d’hôtes à Thykkvibaer, dans le sud de l’Islande.

    « Des gens du monde entier font exprès le détour […] notamment en été, pour venir voir le hamburger », s’amuse Sigurdur Gylfason, le propriétaire de l’établissement.

    Un joli coup marketing, d’autant que la lente décomposition du hamburger-frites peut être suivie en direct sur internet grâce à une caméra placée dans la boîte. L’hôtelier revendique jusqu’à 400 000 connexions quotidiennes.

    Pas d’humidité, pas de décomposition

    Pour justifier la (très) lente décomposition du mets, McDonald’s expliquait en 2013 que « pour se décomposer, il faut certaines conditions, en particulier l’humidité ».

    Sous cloche, et « en l’absence d’humidité suffisante - que ce soit dans l’aliment lui-même ou dans l’environnement - les bactéries et les moisissures ne peuvent pas se développer et, par conséquent, la décomposition est peu probable ».

    Un argumentaire défendu par les scientifiques. Sans humidité, « les aliments vont tout simplement se dessécher », explique à Björn Adalbjörnsson, maître de conférences à la Faculté des sciences de l’alimentation et de la nutrition de l’Université d’Islande.

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