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    Explosion au Liban : un battement de cœur détecté, l’espoir d’un possible survivant

    04 sept. 2020 23:00

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    Des secouristes continuent ce vendredi de creuser dans les décombres d’un quartier sinistré de Beyrouth où des battements de cœur ont été détectés, un mois jour pour jour après la gigantesque explosion au port.

    Si étonnant que l'on craint la désillusion. Mais ce sont bien des pulsations similaires à des battements de cœur qu'un chien renifleur et des scanners thermiques ont détecté jeudi sous les décombres d'un bâtiment effondré de Beyrouth. Un mois après l'explosion qui a détruit le 4 août des pans entiers de la capitale du Liban - faisant près de 200 morts et plus de 6 500 blessés - c'est donc l'espoir inespéré de retrouver un survivant.

    Des secouristes continuent en effet ce vendredi de creuser dans les décombres d'un quartier sinistré alors qu'une équipe chilienne récemment dépêchée sur place a repéré les fameux battements. Des membres de la Défense civile soulèvent désormais à la main les gravats alors que deux grues ont permis dans la nuit de retirer le plus gros de la structure.

    Sept personnes toujours portées disparues

    Selon le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, il pourrait y avoir un ou deux corps, et peut-être un survivant. Et le coordinateur des recherches Nicolas Saadeh de préciser : « Après avoir enlevé les gros gravats, nous avons effectué de nouveaux tests pour surveiller le rythme cardiaque ou la respiration, et cela a révélé un faible rythme […] sept battements par minute. » La veille, un rythme de 16 à 18 battements par minute avait été détecté.

    L'arrêt des recherches durant la nuit a provoqué la colère de certains Libanais sur les réseaux sociaux, pointant du doigt les autorités jugées responsables du drame par leur incurie. « Je ne peux penser qu'à une seule chose : qu'un homme se faufile à travers les décombres, ouvrant le chemin vers des vivants », a écrit l'ingénieur Jad Nasrallah.

    L'armée a affirmé dans un communiqué vendredi que les travaux avaient été suspendus pendant deux heures « en raison du risque d'effondrement d'un des murs fissurés du bâtiment ». Sept personnes sont toujours portées disparues.

    Le Premier ministre entendu dans l'enquête

    Le Liban ne possède ni l'équipement ni les capacités techniques pour gérer de telles catastrophes. C'est ainsi que plusieurs pays ont rapidement dépêché des équipes de secours et d'assistance technique après l'explosion.

    La Banque mondiale a estimé les dégâts et pertes économiques de la déflagration à entre 6,7 et 8,1 milliards de dollars. Dans les quartiers sinistrés, des bénévoles et ONG s'activent toujours pour aider les habitants à réparer leurs maisons et distribuent des aides.

    Selon les autorités, l'explosion a été causée par 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées sans mesures de précaution depuis des années au port. Mais selon des médias locaux, la quantité ayant explosé était moindre, une partie du nitrate d'ammonium ayant été retiré au fil des années de l'entrepôt. Jeudi, l'armée a annoncé avoir découvert des conteneurs contenant plus de quatre tonnes de nitrate d'ammonium au port. Il n'a pas été précisé si ces substances chimiques faisaient partie des 2 750 tonnes initiales.

    Le juge libanais chargé de l'enquête a entendu jeudi le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, premier haut responsable à témoigner. Parmi les 25 personnes arrêtées après le drame figurent le directeur général du port, Hassan Koraytem, le directeur général des douanes, Badri Daher, le directeur général du transport maritime et terrestre, Abdel Hafiz Al-Kaissi, et quatre officiers.

     

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