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    Internationale

    Immense émotion en Nouvelle-Zélande après l'attentat dans deux mosquées

    16 mars 2019 18:30

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    L'auteur présumé des fusillades contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a été inculpé de meurtres et sera maintenu en détention provisoire jusqu'à sa comparution devant la Haute Cour le 5 avril prochain. Au lendemain du drame, l'émotion est très forte dans le pays mais aussi à travers le monde.

    Jamais la Nouvelle-Zélande n'avait connu une telle tuerie de masse, qualifiée d'acte terroriste par la première ministre Jacinda Ardern. Le niveau d'alerte a été relevé à son maximum. Des dizaines de personnes ont déposé des fleurs à proximité des deux mosquées de Christchurch, où s'est rendue samedi la première ministre. Coiffée d'un foulard noir, elle est allée rencontrer samedi des rescapés de la tuerie et des familles dans une université où a été installé un centre d'information pour les victimes. Sahra Ahmed, une Néo-Zélandaise d'origine somalienne, s'est dite émue par le geste de la première ministre. «Ça me touche beaucoup, c'est une façon de dire: je suis avec vous», a-t-elle souligné à l'AFP.

    La première ministre néo-zélandaise a rencontré des rescapés.

    Cette tragédie a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, un pays de cinq millions d'habitants dont seuls 1% se disent musulmans, et un archipel connu pour sa douceur de vivre, sa tradition d'accueil et sa faible criminalité, avec une cinquantaine de meurtres par an seulement.

    Bien que nombre de commerces soient demeurés fermés samedi, et que beaucoup d'habitants de Christchurch aient choisi de rester chez eux, des bouquets s'empilaient près d'un mémorial improvisé proche de la mosquée al-Nour. «Je suis désolé que vous ne soyez pas en sécurité ici. Nos coeurs sont brisés par vos pertes», pouvait-on lire sur un mot déposé près des fleurs.

    Outre le suspect Brenton Harrison Tarrant, la police a annoncé avoir placé en garde à vue deux autres personnes, dont l'implication restait à déterminer. L'un des deux, Daniel Burrough, 18 ans, a été inculpé pour incitation à la haine. On ne sait pas si d'autres tireurs ont pris part aux assauts.

     «Nous aimons toujours ce pays», a lancé de son côté Ibrahim Abdul Halim, imam d'une mosquée attaquée, celle de Linwood, en promettant que les extrémistes ne parviendraient «jamais à entamer notre confiance».

    La première ministre Jacinda Ardern a déclaré samedi que le principal suspect avait prévu de mener des attaques supplémentaires. Elle a ajouté qu'il disposait d'un permis de port d'armes et avait utilisé cinq armes - dont deux semi-automatiques. La Nouvelle-Zélande va modifier sa législation sur le contrôle des armes à feu, a-t-elle assuré. Le carnage n'a pris fin qu'à la faveur de l'intervention de deux policiers d'une petite bourgade voisine une demi-heure après le début de la tuerie. L'Australien Brenton Tarrant aurait probablement tué davantage de monde sans l'intervention des deux policiers.

    Quarante et une personnes ont été tuées dans la mosquée al-Nour, sept dans la mosquée du quartier de Linwood et un blessé a succombé à l'hôpital, a précisé la police. Parmi les dizaines de personnes blessées, onze se trouvaient samedi en soins intensifs.

    Les funérailles de plusieurs victimes, dont certaines étaient des ressortissants étrangers, étaient prévues samedi. Les victimes venaient des quatre coins du monde musulman, a souligné lors d'une conférence de presse Jacinda Ardern, en indiquant que la Turquie, le Bangladesh, l'Indonésie ou encore la Malaisie avaient proposé l'aide consulaire à leurs ressortissants. Un Saoudien et deux Jordaniens figurent parmi les victimes. Cinq Pakistanais sont portés disparus.

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