Radio One Logo
  • Energie : Le pétrole américain à l'assaut du marché mondial

    Energie

    Energie : Le pétrole américain à l'assaut du marché mondial

    18 mars 2018 23:00

    45 vues

    En pompant actuellement plus de 10 millions de barils par jour, le pays est devenu le deuxième producteur de brut au monde, derrière la Russie et devant l'Arabie saoudite. Un essor lié aux nouvelles techniques permettant d'extraire à moindre coût du pétrole de schiste.

    Face à cette explosion, les États-Unis ont levé fin 2015 l'interdiction d'exporter du brut en place depuis 1975. Une opportunité saisie immédiatement par les entreprises américaines: en 2017, elles ont exporté en moyenne 1,1 million de barils par jour dans 37 pays.

    Même si le Canada reste la première destination, les États-Unis ont grignoté des parts de marché en Asie, une région habituellement considérée comme le pré carré de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ou de la Russie, qui ont volontairement décidé depuis l'an dernier de limiter leur production pour redresser les prix.

    La Chine est devenue leur deuxième client.

    Les importations ont parallèlement fortement baissé, reculant en 10 ans de 10 à 8 millions de barils par jour.

    Mais même si la production américaine continuait de s'envoler, le pays ne cessera pas de sitôt d'acheter du brut à l'étranger.

    Les raffineries américaines, dans leur grande majorité, ne sont en effet pas conçues pour transformer le pétrole de schiste considéré comme léger.

    Elles ont été construites pour raffiner le pétrole lourd venant par exemple du Canada, du Venezuela ou du Mexique, qu'elles achètent peu cher, et revendent en se faisant au passage une marge importante.

    "Comme il faut cinq à sept ans pour construire une raffinerie, on ne peut pas changer du jour au lendemain", remarque Harry Tchilinguirian, spécialiste des marchés pétroliers à BNP Paribas.

    De plus, rappelle-t-il, les entreprises américaines pensaient, jusqu'à l'envol du schiste vers 2010, que le pétrole viendrait surtout des sables bitumineux du Canada et ont entamé la construction d'oléoducs entre les deux pays. "Pour faire de nouveaux investissements, elles doivent être sûres que leur choix sera toujours bon dans sept ans."

    Pourquoi par ailleurs faire grossir les capacités de raffinage aux États-Unis, où la demande en énergie va probablement se tasser dans les prochaines années ?

Laissez-nous vos commentaires

© 2016 - 2018 Radio ONE - Conçu par Tryangle

Nos fréquences

  • CENTRE

    100.8 FM

  • NORD

    101.7 FM

  • SUD

    102.4 FM

  • equalizer
  • ECOUTER
    LE DIRECT