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  • Boris Johnson : Le Royaume-Uni sortira de l'UE le 31 octobre quoi qu'il arrive

    Boris Johnson

    Boris Johnson : Le Royaume-Uni sortira de l'UE le 31 octobre quoi qu'il arrive

    02 oct. 2019 20:00

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    Le premier ministre britannique a affirmé, mercredi 2 octobre, que le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne le 31 octobre prochain, «quoi qu'il arrive».

    «Un second référendum sur l'Europe ? Pouvez-vous imaginer ? Encore trois ans comme ça ?» «Ce que tout le monde veut c'est en finir calmement et raisonnablement avec ce sujet et qu'on passe à autre chose. Et c'est pour cela que nous sortirons de l'Union Européenne le 31 octobre, quoiqu'il arrive...Faisons le Brexit. Nous le pouvons, nous le devons et nous le ferons» a déclaré Boris Johnson à son parti lors de la clôture de la convention annuelle du parti conservateur, à Manchester.

    Il promet de soumettre à l'Union européenne, ce mercredi, des «propositions constructives et raisonnables», à même selon lui de déboucher sur un accord sur le Brexit qui se fera notamment quel que soit l'accueil réservé à son offre de dernière minute. «Aujourd'hui, à Bruxelles, nous présentons ce que je crois être des propositions constructives et raisonnables, qui peuvent aboutir à un compromis pour les deux parties », a déclaré celui qui fut la figure de proue des pro-Brexit lors du référendum de 2016.

    «C'est un compromis de la part du Royaume-Uni, j'espère que nos amis européens en auront conscience et seront disposés à parvenir à un compromis à leur tour», a-t-il ajouté, sans écarter le scénario d'un «no-deal» auquel lui-même se dit prêt. L'objectif est de résoudre en particulier le casse-tête de la frontière irlandaise pour mettre fin à trois ans d'une saga qui a plongé le Royaume-Uni dans une profonde crise politique. Ce plan, dont les détails qui ont fuité ont été accueillis froidement à Dublin, place la balle dans le camp de Bruxelles pour éviter un «no deal» aux conséquences économiques potentiellement désastreuses.

    A 29 jours de la date prévue pour le départ du Royaume-Uni de l'UE, le temps presse pour trouver un accord de divorce. Celui négocié par Theresa May, la prédécesseure de Boris Johnson, avait été rejeté à trois reprises par le Parlement britannique, mécontent notamment du "filet de sécurité" (ou "backstop" en anglais), mécanisme visant à éviter le retour d'une frontière en Irlande entre la province britannique du Nord et la république membre de l'UE au sud, après le Brexit.

    Ce discours prononcé ce mercredi lors de la clôture de la convention annuelle du parti conservateur est un appel du pied aux électeurs soutenant le "Leave" alors que se profilent des élections générales anticipées au Royaume-Uni. En précampagne électorale, l'exécutif a multiplié les promesses d'investissements dans les services publics. Jusqu'ici, la stratégie de Boris Johnson a systématiquement été mise en échec par le Parlement, où il ne dispose plus de majorité. Les tensions avec les députés ont atteint un nouveau paroxysme la semaine dernière après l'annulation par la Cour suprême de sa décision de suspendre le Parlement durant cinq semaines.

    (Source lefigaro.fr)

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