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  • Arrestation à Glasgow : Le test ADN ne confirme pas l’identité de Xavier Dupont de Ligonnès

    Arrestation à Glasgow

    Arrestation à Glasgow : Le test ADN ne confirme pas l’identité de Xavier Dupont de Ligonnès

    12 oct. 2019 21:30

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    L’homme avait été interpellé vendredi par la police écossaise. La police française avait d’abord confirmé qu’il s’agissait de l’homme recherché pour l’assassinat de sa famille en 2011 avant d’émettre des doutes sur son identité.

    Le test ADN mené sur l’homme arrêté vendredi 11 octobre à Glasgow ne confirmerait pas l’identité de Xavier Dupont de Ligonnès, ont indiqué des sources policières au Monde, samedi. Les enquêteurs français disposaient de l’ADN de l’homme qui a assassiné sa femme et leurs quatre enfants en 2011 à Nantes. Ils ont pu effectuer une comparaison sur l’homme interpellé dans l’aéroport écossais, qui ne s’est pas avérée concluante.

    La veille, plusieurs sources au sein de la police française avaient confirmé au Monde qu’il s’agissait bien de Xavier Dupont de Ligonnès, précisant qu’il avait été identifié par la police écossaise par comparaison de ses empreintes digitales, avant que des doutes apparaissent dans la nuit et samedi matin.

    L’homme avait été interpellé vendredi après-midi par la police écossaise, alors qu’il descendait d’un avion en provenance de Roissy-Charles de Gaulle. Les Ecossais avaient été mis en alerte par les policiers français, qui n’étaient pas parvenus à l’interpeller avant son embarquement à Paris après une « dénonciation anonyme ». Les enquêteurs français ont alors prévenu la police écossaise que le suspect se trouvait dans un avion et lui ont « transmis des moyens d’identification ».

    A son arrivée en Ecosse, il a été contrôlé. La police écossaise a affirmé que ces empreintes digitales le désignaient comme étant bien Xavier Dupont de Ligonnès, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Dans la nuit, le procureur de Nantes, Pierre Sennès, avait appelé à la prudence, évoquant des vérifications d’identité et émettant un doute sur les empreintes digitales. « Il y a une suspicion sur les empreintes mais c’est en cours de vérification, en cours de confirmation », avait-il déclaré.

    « Comment vous le dire ? C’est pas lui »

    A Limay, commune moyenne des Yvelines, les voisins de Guy Joao n’ont pas eu besoin d’attendre les résultats des analyses ADN pour se forger une solide conviction. A la trentaine de journalistes présents samedi matin, rares sont ceux qui ont accepté de répondre. Mais tous ont répété la même chose : Guy Joao est un retraité « sans histoire ». Pour eux, aucun doute, il n’a jamais eu rien à voir avec Xavier Dupont de Ligonnès.

    Dès le vendredi soir, Jacques R. a tenté de mettre en garde les policiers qui s’activaient dans cette zone pavillonnaire, autour du domicile de Guy Joao, une maison de pierre de deux étages, protégée par un muret et des barrières blanches. « Je suis allé voir un flic pour leur dire qu’ils arrêtent, que c’était des conneries », expliquait ce retraité samedi matin aux micros tendus, légèrement agacé par tout ce remue-ménage, quelques heures avant l’annonce des résultats ADN.

    Jacques R. avait plutôt de bons arguments à faire valoir. Il connaît Guy Joao « depuis trente ans ». Leurs deux maisons se touchent presque. Jacques vient souvent chez Guy. D’ailleurs, vendredi soir, ils ont « mangé ensemble ».

    Jacques était au mariage de Guy avec une Ecossaise, il y a « quelques années ». Ces dernières heures, il a appelé l’épouse, qui lui a confirmé l’arrestation vendredi à l’aéroport de Glasgow. Depuis, deux choses sont sûres pour Jacques : Guy s’est bien fait arrêter. Et à tort. Alors malgré son agacement, Jacques martèle l’évidence, selon lui : « Fausse piste, et c’est tout. » Puis : « Je suis désolé de vous dire ça, mais vous vous plantez grave. Vous allez voir, vous allez remballer le matos et continuer à chercher. » Encore : « Comment vous le dire ? C’est pas lui. Ça fait trente ans qu’on se connaît, il n’a pas changé. » Jacques est patient, mais quand même. « C’est une monumentale connerie », résume-t-il.

    En cavale depuis avril 2011

    Depuis huit ans, Xavier Dupont de Ligonnès est activement recherché. A maintes reprises, des signalements sont parvenus aux enquêteurs, mais les milliers de pages des procès-verbaux rédigés n’ont pas permis de déterminer s’il était mort ou vivant, s’il avait pu organiser sa fuite ou s’il s’était suicidé.

    Xavier Dupont de Ligonnès a été aperçu pour la dernière fois en avril 2011 : le 14 avril, il avait été filmé par la caméra d’un distributeur de billets, et le 15, il avait quitté à pied, avec, sur le dos, un étui pouvant contenir une carabine, l’hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens (Var) où il venait de dormir.

    Six jours plus tard, alertés sur la soudaine disparition de l’ensemble de la famille depuis le début du mois, les enquêteurs fouillaient la maison familiale d’un quartier bourgeois de Nantes. Ils y découvraient cinq corps, enterrés sous une terrasse.

    Agnès Dupont de Ligonnès, 48 ans, et ses quatre enfants – Arthur, 21 ans, Thomas, 18 ans, Anne, 16 ans, et Benoît, 13 ans –, préalablement drogués, ont tous été tués de plusieurs balles de carabine dans la tête, probablement entre le 3 et le 5 avril. Une « exécution méthodique », selon les rapports d’autopsie. Les chiens de la famille, également abattus, étaient ensevelis au même endroit.

    Avec six jours de retard sur le père de famille, les enquêteurs avaient alors remonté le fil de son emploi du temps, sans percer l’énigme. Malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui, il n’avait jamais été retrouvé.

    (Source lemonde.fr)

     

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