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  • Iran : Les manifestations connaissent leurs premières victimes

    Iran

    Iran : Les manifestations connaissent leurs premières victimes

    02 janv. 2018 17:00

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    Neuf personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi, dont six dans la seule ville de Qahdarijan (centre du pays, près de Najafabad et Ispahan) selon les medias iraniennes.

    Entre samedi 30 décembre 2017 et lundi 1er janvier 2018, 13 personnes dont dix manifestants avaient été tuées en marge des rassemblements antigouvernementaux qui ont eu lieu dans plusieurs grandes villes du pays.

    Lundi, au cinquième jour du mouvement de protestation contre le gouvernement et les difficultés économiques, un policier a été tué et trois autres ont été blessés par « des tirs d’arme de chasse » à Najafabad, selon un site de la télévision d’Etat.

    Deux manifestants avaient été tués samedi et huit dimanche soir dans plusieurs villes d’Iran, selon les médias. Un père et son fils ont péri à Doroud (ouest) quand leur véhicule a été percuté par un camion de pompiers volé par des manifestants, d’après le préfet.

    Plusieurs « meneurs » ont été arrêtés lundi soir après un rassemblement dans le centre de Téhéran de petits groupes de manifestants, dont certains ont scandé des slogans antirégime, d’après des médias iraniens. Dans la soirée, la situation était selon ces médias revenue au calme dans la capitale, où la présence policière était dense.

    Mardi matin, l’agence de presse Ilna, réputée proche des réformateurs et citant le vice-préfet de Téhéran, estimait à 450 le nombre de personnes arrêtées dans cette seule ville ces trois derniers jours.

    La nuit précédente à Téhéran et dans plusieurs autres villes, des manifestants avaient attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux, des banques, des voitures de police ou des sièges du Bassidj (milice islamique du régime). Des centaines de personnes ont été arrêtées depuis le début des protestations.

    Le mouvement, parti jeudi de Machhad, la deuxième ville du pays, s’est propagé à travers le territoire, gagnant même Téhéran. Des protestations contre la vie chère et le pouvoir corrompu qui sont sans pareil dans le pays depuis 2009.

    Selon des vidéos mises en ligne par les médias iraniens et les réseaux sociaux, les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux et des banques ou des sièges des bassidjis (milices islamiques du régime). Les manifestants ont aussi mis le feu à des voitures de police.

    Pour tenter de limiter l’ampleur des manifestations, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été restreint par intermittence depuis ce week-end. Dimanche après-midi, l’accès à la messagerie cryptée Telegram, très utilisée en Iran, était limité.

    Les violences de dimanche soir ont eu lieu malgré un appel du président, Hassan Rohani, au calme. Dans un discours diffusé à la télévision nationale dimanche soir, le chef de l’Etat a tenté à la fois de ménager les manifestants et ses propres adversaires conservateurs. Hassan Rohani a condamné « la violence et la destruction de biens publics », mais il a affirmé qu’il fallait créer « un espace pour que les partisans de la révolution et le peuple puissent exprimer leurs inquiétudes quotidiennes ». A la suite de cette nouvelle nuit de violences, le président Hassan Rohani a déclaré lundi que le peuple iranien répondrait aux « fauteurs de troubles et hors-la-loi ». Depuis le début des troubles, quelque 400 personnes ont été arrêtées, dont 200 à Téhéran, selon les médias. Une centaine a ensuite été libérées.

     

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