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    Brexit : L’Union européenne et le Royaume-Uni parviennent à un nouvel accord

    17 oct. 2019 23:00

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    Il aura fallu cinq jours de discussions entre Bruxelles et Londres pour arracher un nouveau traité de divorce, rendu public jeudi 17 octobre par le premier ministre britannique, Boris Johnson, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Le premier, celui de Theresa May agréé à l’automne 2018, avait été rejeté trois fois par la Chambre des communes.

    « Ce texte permet d’apporter de la certitude »

    « Nous avons trouvé un accord avec le gouvernement britannique sur le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne et sur le cadre de notre future relation », s’est félicité dans la foulée le négociateur pour Bruxelles, Michel Barnier.

    « Ce texte permet d’apporter de la sécurité juridique, de la certitude partout là où le Brexit crée de l’incertitude. Et en particulier et d’abord pour les citoyens européens au Royaume-Uni, les citoyens britanniques qui vivent dans un Etat membre. »

    M. Barnier a par ailleurs précisé que la période de transition durerait jusqu’à la fin de 2020 et un ou deux ans supplémentaires si Bruxelles et Londres s’entendent sur ce point.

    « Quand la volonté est là, un accord est possible. Nous en avons un ! », s’est félicité Jean-Claude Juncker sur Twitter. « C’est un accord juste et équilibré pour l’UE et le Royaume-Uni et une expression de notre détermination à trouver des solutions. Je recommande son approbation par le Conseil européen », a-t-il ajouté.

    Parlant d’un « excellent nouvel accord », Boris Johnson a quant à lui souhaité son approbation rapide à la Chambre des communes. « Le Parlement doit maintenant organiser le Brexit samedi afin que nous puissions passer à d’autres priorités, telles que le coût de la vie, le système de santé, les crimes violents et notre environnement », dit-il sur Twitter.

    Le DUP et le Labour opposés au nouvel accord

    Tous les regards sont à présent tournés vers les parlementaires britanniques, qui doivent le ratifier. Car pour ce nouveau texte, Boris Johnson n’est pas assuré d’obtenir une majorité. Ce nouvel accord de divorce discuté entre Johnson et l’Union européenne reprend l’essentiel de l’« accord de retrait » conclu entre Theresa May et ses homologues en novembre 2018.

    Et, dans les minutes qui ont suivi l’annonce de l’accord jeudi midi, deux groupes politiques ont annoncé qu’ils ne voteraient pas le texte. Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste a critiqué un accord qui « ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d’un vote populaire ».

    Le Parti unioniste nord-irlandais DUP (Democratic Unionist Party), lui allié au Parlement britannique des conservateurs de Boris Johnson, a réaffirmé jeudi son opposition à l’accord négocié entre Londres et l’Union européenne, rendant très incertaine son adoption par les députés. Un communiqué publié plus tôt dans la matinée et faisant état de l’opposition de cette formation au compromis en préparation « reste notre position », a communiqué à l’Agence France-Presse une source au sein du DUP.

    « Rester raisonnablement prudents »

    Ce parti eurosceptique et ultraconservateur ne dispose que de dix députés. Son soutien est pourtant crucial, d’une part parce que Boris Johnson n’a pas de majorité et d’autre part parce que leur feu vert était jugé clé pour convaincre la cinquantaine de « Brexiters » les plus durs du Parti conservateur, réunis dans le groupe ERG. Pour Arlene Foster, cheffe unioniste passionnée du DUP, tout ce qui va en direction d’un statut différent de celui du reste du Royaume-Uni pour la province d’Irlande du Nord est inacceptable.

    Le DUP a dit ne pas pouvoir « soutenir ce qui est proposé sur les questions des douanes et du consentement » (de l’exécutif nord-irlandais au projet de Brexit). Il a également regretté « un manque de clarté sur la TVA », à savoir le régime de taxe qui sera appliqué en Irlande du Nord, province britannique.

    Arrivé à Bruxelles pour le Conseil européen qui doit se tenir jeudi et vendredi Emmanuel Macron a salué jeudi à la mi-journée une « bonne nouvelle (…), [l’accord] permet de répondre aux préoccupations politiques, techniques, qui étaient les nôtres et celles des Britanniques ». « Maintenant il convient de passer les prochaines étapes, il faut rester raisonnablement prudent. »

    (Source lemonde.fr)

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