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  • Que sait-on de l’attaque de Londres qui a fait deux morts et plusieurs blessés ?

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    Que sait-on de l’attaque de Londres qui a fait deux morts et plusieurs blessés ?

    30 nov. 2019 20:00

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    Un homme porteur d’un engin explosif factice a tué deux personnes à coups de couteau vendredi 29 novembre, sur le pont de Londres (London bridge), avant d’être abattu par la police. L’attaque, considérée comme terroriste par la police, a chamboulé la campagne électorale à moins de deux semaines des législatives du 12 décembre.

    Trois personnes ont aussi été blessées dans cette attaque survenue sur ce pont du centre de la capitale britannique où un attentat s’était déjà déroulé en 2017. « Nous travaillons aussi sans relâche pour comprendre ce qui s’est passé et si d’autres personnes sont impliquées », a affirmé la chef de Scotland Yard, Cressida Dick, devant la presse, précisant que la présence policière dans les rues serait renforcée dans les prochains jours.

    Que s’est-il passé ?

    La police a fait savoir qu’elle avait été appelée à 13 h 58, soit 14 h 58 à Paris, pour une attaque au couteau près de London Bridge, un pont et une importante gare du centre de la capitale britannique.

    Plusieurs passants ont été salués en « héros » par la police et des responsables politiques pour s’être rués sur l’assaillant et s’être battus avec lui, selon des vidéos enregistrées par des témoins et diffusées sur les réseaux sociaux.

    « On a fait tout ce qu’on pouvait pour essayer de lui arracher son couteau afin qu’il ne blesse personne d’autre », a expliqué à la BBC Stevie Hurst, un guide de tourisme figurant parmi ceux qui sont intervenus.

    Un homme en particulier était salué sur les réseaux sociaux. Dans plusieurs vidéos concordantes circulant sur Twitter, on le voit sortir de la mêlée un couteau à la main, criant à d’autres témoins de reculer.

    D’autres images circulant sur le réseau social montrent notamment des policiers pointer leur arme vers une personne à terre. « J’ai vu un homme tomber à terre, avec un couteau à côté de lui » après « plusieurs coups de feu », a témoigné un homme travaillant dans des bureaux en face du pont, évaluant à une dizaine de policiers et plusieurs chiens le dispositif pour neutraliser le suspect.

    Qui sont les victimes ?

    Deux personnes blessées ont succombé à leurs blessures a fait savoir dans la soirée, Cressida Dick, cheffe de la police de la ville. Trois personnes, un homme et deux femmes, ont également été blessées. L’une se trouvait vendredi soir dans un état « critique mais stable », une autre dans « un état stable » et une troisième a subi des « blessures moins graves », a précisé le patron du service public de santé britannique (NHS), Simon Steven.

    Quelle est la situation sur les lieux de l’attaque ?

    Cette attaque est survenue le jour du « Black Friday », jour de soldes, dans un quartier très fréquenté de la capitale. Un important dispositif policier était déployé sur place vendredi après-midi, interdisant aux passants de s’approcher à moins de 100 mètres du pont, où une dizaine de bus étaient complètement immobilisés.

    Trois bateaux des forces de l’ordre stationnaient sous le pont et de nombreuses ambulances étaient présentes, tandis que la gare et la station de métro très fréquentées situées à proximité étaient fermées. Les services ambulanciers ont déclaré « un incident majeur » et envoyé « plusieurs équipes sur place ».

    La zone, où se trouvent de nombreux bureaux et lieux de sortie, a été évacuée, et restera bouclée « un certain temps », selon la police.

    Qui est l’assaillant ?

    L’assaillant, qui a été tué, était Usman Khan, 28 ans, un ancien prisonnier condamné pour terrorisme, a annoncé samedi le chef de l’antiterrorisme britannique, Neil Basu.

    « Cet individu était connu des autorités, ayant été condamné en 2012 pour des infractions terroristes. Il a été remis en liberté conditionnelle en décembre 2018 », a indiqué le responsable policier dans un communiqué, précisant qu’une perquisition était en cours à son domicile du comté de Staffordshire, dans le centre de l’Angleterre.

    Selon des médias britanniques, il portait un bracelet électronique. Le journal The Times, citant des sources gouvernementales, précise qu’il participait vendredi à une conférence organisée par l’université de Cambridge sur la réhabilitation des prisonniers dans le Fishmongers’Hall, un bâtiment à l’extrémité nord du London Bridge où l’attaque a commencé d’après la police.

    Avant le début d’une réunion du comité de crise du gouvernement dans la soirée, le premier ministre Boris Johnson a dit avoir souligné « depuis longtemps » que « c’est une erreur de permettre aux criminels violents de sortir de prison de manière anticipée ».

    Comment réagissent les autorités ?

    Le Royaume-Uni « ne sera jamais (…) divisé ou intimidé par ce type d’attaque », a prévenu Boris Johnson, le premier ministre, à la télévision britannique, assurant que « toute personne impliquée dans ce crime et ces attaques serait traquée et présentée à la justice ».

    A la suite de cette attaque, survenue à quelques jours d’un sommet de l’OTAN réunissant à Londres mardi et mercredi de nombreux chefs d’Etat, les partis conservateur et travailliste ont suspendu leur campagne pour vendredi soir.

    « Nous allons rester unis et déterminés face au terrorisme. Ceux qui cherchent à nous attaquer et nous diviser ne réussiront jamais », a déclaré le maire de Londres, appelant les Londoniens à la « vigilance ». Plusieurs personnes ont « pris des risques pour leur propre sécurité cet après-midi », a ajouté Sadiq Khan, qui a salué leur « héroïsme incroyable ».

    « Les Etats-Unis condamnent avec force toutes les violences horribles contre des innocents et nous assurons de notre soutien sans réserve notre allié, le Royaume-Uni », a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche. « Très attristé », le futur nouveau président du Conseil européen, Charles Michel [il sera investi le 1er décembre], a dit que « la lutte contre le terrorisme est une bataille commune ».

    Quelles sont les précédentes attaques à Londres ?

    En juin 2017, une camionnette avait foncé sur la foule sur le pont de Londres, avant que ses trois occupants ne poignardent des passants dans le Borough Market. Bilan : huit morts et une cinquantaine de blessés. C’était l’un des attentats revendiqués par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) qui avaient frappé le Royaume-Uni cette année-là.

    En mars 2017, un homme avait foncé sur la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement, faisant cinq morts. Deux mois plus tard, vingt-deux personnes – dont des enfants – avaient péri lors d’une attaque à la fin d’un concert d’Ariana Grande, à Manchester.

    Au début du mois de novembre, le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni a été abaissé, passant de « grave » à « substantiel », le risque d’un attentat étant désormais considéré comme « probable », et non « hautement probable », avait annoncé la ministre de l’intérieur, Priti Patel.

    (Source lemonde.fr)

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