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    Que sait-on des frappes iraniennes contre des bases militaires américaines en Irak ?

    08 janv. 2020 21:30

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    Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 janvier, Téhéran a riposté contre deux bases américaines en Irak. Selon le commandement militaire irakien, 22 missiles ont été lancés sans faire de "victime parmi les forces irakiennes". Donald Trump devrait s'exprimer dans la journée.

    La situation entre l'Iran et les Etats-unis s'est un peu plus tendue ces dernières heures. Dans la nuit de mardi à mercredi, Téhéran a riposté en lançant plusieurs missiles sur des bases américaines. Le commandement militaire irakien a annoncé que 22 missiles s'étaient abattus sur deux bases sur son sol. Ces attaques interviennent en représailles à la frappe américaine qui avait visé et tué le général iranien Qassem Soleimani le 3 janvier dernier à Badgad. 

    22 missiles tirés dans la nuit

    Le commandement militaire irakien a annoncé dans un communiqué que 22 missiles se sont abattus sur deux bases, entre 1h45 et 2h15 heure locale, "17 sur la base aérienne d'Aïn al-Assad (...) et cinq sur la ville d'Erbil, qui ont tous touché des installations de la coalition" internationale anti-djihadistes emmenée par les Etats-Unis. 

    Le Pentagone a pour sa part annoncé que plus d'une douzaine de missiles avaient été lancés.  "Vers 17h30 (22h30 à l'heure française, ndlr) le 7 janvier, l'Iran a tiré plus d'une douzaine de missiles balistiques contre les forces militaires américaines et de la coalition en Irak", a indiqué Jonathan Hoffman, porte-parole du ministère américain de la Défense dans un communiqué. 

    "Il est clair que ces missiles ont été tirés depuis l'Iran et visaient au moins deux bases irakiennes hébergeant des militaires américains et membres de la coalition à al-Assad et Erbil", a-t-il précisé.

    Bilan inconnu à cette heure

    Selon le commandement militaire irakien, "il n'y a eu aucune victime dans les rangs des forces irakiennes". Le communiqué publié ne mentionne pas, par ailleurs, d'éventuelles victimes au sein des forces de la coalition. Il n'évoque pas non plus l'Iran, qui a revendiqué ces tirs pour "venger" le général Soleimani, tué dans un raid américain à Bagdad aux côtés d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens pro-Iran désormais intégrés aux forces de sécurité irakiennes.

    En rétorsion à ce qu'il a dénoncé comme une violation de sa souveraineté, l'Irak a réclamé le départ des troupes étrangères de son sol, tandis que les tirs de roquettes contre les diplomates et les soldats américains en Irak se sont récemment multipliés.

    Réactions

    "Tandis que nous évaluons la situation et notre réponse, nous prendrons toutes les mesures nécessaires afin de protéger le personnel américain, ses partenaires et alliés dans la région", a déclaré le porte-parole du Pentagone dans la nuit.

    Dans un tweet, Donald Trump déclare : "Pour l'instant, tout va bien !" Le président américain précise à son tour que "l'évaluation des dégâts et le bilan éventuel des victimes est en cours". Et de préciser également qu'il fera une déclaration ce mercredi matin après ces attaques. 

    Londres a pour sa part "condamné" les attaques iraniennes en Irak, les qualifiant d'"imprudentes et dangereuses" contre des bases de la coalition de la coalition, incluant des forces britanniques, exprimant sa "préoccupation" quant à des "informations faisant état de blessés".

    "Nous condamnons cette attaque sur des bases militaires irakiennes abritant des forces de la coalition, dont des Britanniques", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, exprimant sa "préoccupation" quant à des "informations faisant état de blessés et de l'utilisation de missiles balistiques".

    "Préparer leurs cercueils"

    Cette attaque intervient après que le Parlement iranien a adopté en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme "terroristes" après la mort du général Soleimani, souvent considéré comme un héros dans son pays pour le combat contre l'EI.

    Au même moment, les factions pro-Iran en Irak annonçaient avoir formé un front commun pour coordonner avec l'Iran et le Hezbollah libanais allié de Téhéran pour "adresser une réponse sévère et étudiée aux forces américaines terroristes". Ils ont intimé aux Marines américains de "rentrer dans leurs repaires immédiatement pour préparer leurs cercueils parce que 'les bataillons de la résistance internationale' ont été formés".

    A Washington,Donald Trump qui avait personnellement menacé de frapper des sites culturels iraniens en cas de riposte militaire de Téhéran, a fait machine arrière. "Selon diverses lois, nous sommes censés être prudents avec leur héritage culturel", a-t-il dit, avant d'assurer: "j'aime respecter la loi".

    (Source lci.fr)

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