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    Etats-Unis : Trump, un an de bruit et de fureur

    21 janv. 2018 18:30

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    Aujourd’hui, la présidence Trump aura un an. Un anniversaire gâché par le «shutdown», qui vient d'entrer en vigueur outre-Atlantique, faute d'accord au parlement sur le budget. Mais le 20 janvier 2017, les Etats-Unis et le monde observaient, sidérés, l'investiture du 45e président de la première puissance de la planète. Un président, élu sous la très conventionnelle bannière des républicains, mais qui cassait tous les codes, par son parcours -- milliardaire de l'immobilier et vedette de téléréalité -- son comportement -- empreint de vulgarité et de misogynie (aujourd'hui, il apportera son soutien par vidéo aux anti-avortement) -- et surtout sa vision politique.

    Son programme ébranlait les piliers même de la démocratie américaine, du libéralisme politique et économique à l'accueil des immigrés. Une « révolution » justifiée au nom de l'« America First », aux yeux de ses électeurs, mais pourfendue par ses détracteurs pour qui, ce slogan, camouflait la « suprématie de l'homme blanc ».

    Popularité au plus bas

    Un an plus tard, Wonderful Donald, comme il aime à se surnommer, n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Pis ! Elu pour rendre l'Amérique « Great Again », ce président pâtit, avec 37 % de satisfaits, d'une cote de popularité plus basse « que celle de tout chef de l'exécutif à ce point de la présidence », selon le « Washington Post ». Mais attention ! Trump n'est-il pas entré à la Maison-Blanche alors qu'il était minoritaire en voix face à Hillary Clinton, son adversaire malheureuse ?

    « En un an, Donald Trump a réussi à renforcer, à la fois, sa base électorale et celle de ses opposants », explique Jean-Claude Beaujour, vice-président du think tank France Amériques. A un an des élections de mi-mandat (toute la Chambre des représentants et le tiers du Sénat), les démocrates commencent à s'organiser, mobilisés par les déclarations à l'emporte-pièce du président contre la Corée du Nord ou les « pays de merde » africains, ses positions unilatérales sur Jérusalem et ses vociférations contre les médias. Recrédibilisés aussi après le détricotage -- de fait -- de l'Obamacare qui avait permis à des dizaines de millions d'Américains modestes d'accéder à une couverture maladie. A l'actif du parti d'Obama et des Clinton : quelques victoires, au New Jersey et en Virginie. Mais les démocrates ne proposent encore aucune solution, au point d'imaginer comme candidate aux élections de 2020 la présentatrice vedette de télévision, Oprah Winfrey...

    Les républicains, eux, sont plutôt rassérénés. Même si des personnalités aussi charismatiques que l'ex-candidat à la Maison-Blanche John McCain ne perdent jamais une occasion de brocarder l'hôte du bureau ovale. « Les républicains profitent de la bonne santé de l'économie d'un pays où le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis dix-sept ans », souligne Jean-Claude Beaujour. De quoi conserver la confiance de cette Amérique industrielle des oubliés et qui a trouvé en Trump un porte-voix inespéré.

     « La loi fiscale appartient aux Glick, aux Kovacs, aux Giampolo, aux Benjamin, aux Howard et aux millions d'Américains qui, comme eux, se saignent pour leur famille », avait lancé Trump lors du vote d'une des réformes clés de son mandat. Grâce à elle, WalMart, n o 1 de la distribution et plus gros employeur des Etats-Unis, a déjà annoncé qu'il augmenterait son salaire minimum, tandis qu'Apple va payer 38 Mds$ (31,1 Mds€) au fisc américain sur ses bénéfices réalisés à l'étranger.

     

    A trois ans du scrutin présidentiel, ce leader que certains disaient touché par la folie vient de recevoir son certificat de bonne santé mentale. Quant à l'enquête sur l'éventuelle ingérence de la Russie dans la campagne, elle « s'annonce longue et complexe, soupire un élu démocrate. Non seulement il risque d'aller au bout de son mandat, mais il pourrait même être candidat à sa succession en 2020... »

    Source : leparisien.fr

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