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    Une enquête contre un groupe Facebook ultra-sexiste de 56 000 hommes

    07 juil. 2019 21:30

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    Ce groupe secret partageait des photos intimes de femmes, dont certaines mineures, pour se moquer et humilier. Ses membres y tenaient des propos sexistes ultra-violents.

    Abject, haineux et d’une misogynie sans limites, le groupe Facebook “Femmes indignes 6.0 insurrection” est dans le collimateur de la justice française, révèle ce vendredi 5 juillet 20 Minutes.

    Ce groupe secret réunissant des milliers d’hommes, fermé en 2018 après une plainte déposée par le Collectif féministe contre le viol, a fait l’objet d’une enquête de la PJ pour “injure publique à caractère sexiste” et “incitation à la violence en raison du sexe”. Elle vient de se clôturer, le Parquet doit se prononcer sur les suites à donner.

    Le groupe réunissait près de 56.000 hommes. Les femmes étaient interdites, l’objectif étant de les injurier et de les humilier. “Un mépris des femmes incroyable”, a réagi Marlène Schiappa, la ministre à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

    Le “jeu” numéro un: partager des photos intimes de femmes, généralement prises de dos pendant un acte sexuel, pour se moquer. Leurs posts constituent une litanie écœurante de sexisme et d’appel au viol.

    Ils ne parlent pas de femmes, mais de “LV” pour “lave-verge”. Sur des captures d’écran de messages réalisées par 20 Minutes, on peut lire: “c’est quoi le point commun entre une LV et la loi? Dans les deux cas, c’est plus simple de les violer que de les respecter”.

    Ou, en commentaire d’une photo de femme battue: “L’œuvre d’un grand dresseur de LV ça.”

    Dans une conservation par SMS, capturée et publiée, un des membres du groupe demande à une jeune fille de lui envoyer une photo d’elle. Réponse de l’interlocutrice: “J’ai 12 ans monsieur”. L’homme réplique: “Pas grave coquine, un trou c’est un trou”.

    Persévérance

    Une première plainte avait été déposée en novembre 2017 par le Collectif féministe contre le viol. Classée sans suite. Persévérante, l’association avait déposé une deuxième plainte un mois plus tard, qui a finalement abouti à l’ouverture de cette enquête que les policiers viennent de rendre au Parquet.

    Selon 20 Minutes, les investigations ont été compliquées faute d’un retour de Facebook sur l’identité des administrateurs et des membres les plus actifs. “La plateforme ne s’est pas manifestée de façon positive. On se heurte aussi au fait que le site soit régi par le droit américain”, souligne une source proche du dossier.

    Autre difficulté rencontrée dans ce dossier, la notion d’injure “publique” visée par la plainte, le groupe étant secret et accessible uniquement aux membres acceptés par les administrateurs.

    Il y a deux ans, la révélation d’un groupe belge francophone similaire intitulé “Babylone 2.0″ avait suscité l’indignation.

    Plus récemment, en février, la Ligue du Lol, du nom d’un groupe Facebook réservé aux hommes, a été accusée d’avoir harcelé des femmes sur les réseaux sociaux.

    Des affaires qui font échos au phénomène des “incels” aux États-Unis, une idéologie masculiniste et misogyne derrière plusieurs attaques meurtrières, notamment celle de Torronto en avril 2018, qui a fait dix morts.

    Source : Le HuffPost

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