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    Arbitrage

    Arbitrage : Alors, ça donne quoi, l’arbitrage vidéo ?

    19 juin 2018 20:00

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    Le temps est venu de tirer un premier bilan de la grande nouveauté de cette Coupe du monde : le recours à l’arbitrage vidéo (Video assistant referee, ou VAR). A-t-il oui ou non corrigé les injustices ? Mis en lumière des erreurs flagrantes ? Eté utilisé à bon escient sans (trop) perturber le rythme de la partie ?

    Pour l’heure, on va dire que le bilan est plutôt mitigé. L’histoire retiendra que la première décision prise via à un recours à la VAR lors d’un match de Coupe du monde a eu lieu pendant France-Australie, le 16 juin 2018 (1). Suite à une passe en profondeur de Paul Pogba pour Antoine Griezmann, un défenseur australien tacle le ballon qui rebondit sur le tibia de l’attaquant français, qui s’écroule ensuite dans la surface. L’arbitre ne bronche pas et laisse le jeu se dérouler, deux Français lèvent les bras au ciel en guise de protestation. Une trentaine de secondes plus tard, l’arbitre interrompt le jeu : ses assistants vidéo l’interpellent pour (re)juger l’action. Il regarde l’écran mis à sa disposition en bord de terrain, on voit clairement qu’il revoit l’image au ralenti (qui pourtant ne doit pas être utilisé dans la VAR selon l’International Board car il accentue les gestes). Bingo : il décide d’accorder un pénalty aux Français, que ce même Griezmann s’empressera de transformer.

    Or, à vitesse réelle, on voit bien que le tacle sur le ballon précède la chute de Griezmann, qui n’a de toute façon aucune chance de le récupérer. Bref, la première décision de l’arbitre était la bonne, il fallait bien laisser le jeu se poursuivre. « Si on siffle sur cette action, on va passer le Mondial à le faire ? Pour moi, il n’y a jamais pénalty », a par exemple déclaré Jean-Pierre Papin sur le plateau de BeIn Sports. Sur ce coup-là, la vidéo n’a en rien corrigé une erreur ou une injustice, au contraire. C’est bien là toutes les limites de l’assistance vidéo à l’arbitrage : elle ne gommera jamais l’interprétation humaine (intentionnalité de la faute, simulation etc.), l’essence même de l’arbitrage et de son esprit. Bref, la VAR ne clôt pas les polémiques, mais les déplace – il y aussi débat sur l’égalisation de l’Espagnol Diego Costa contre le Portugal.

    A contrario, le non-recours à la VAR sur le but Suisse face au Brésil laisse un brin perplexe. Sur le corner, l’image montre clairement que l’attaquant suisse Zuber pousse dans le dos le défenseur brésilien Miranda à deux reprises, ce qui lui donne un avantage décisif pour prendre le ballon de la tête et marquer. Les Brésiliens s’en plaindront d’ailleurs, reproduisant le geste devant l’arbitre. Polémique par défaut, si l’on ose dire. Et ce n’est qu’un début, les matches à élimination directe n’ont pas encore débuté. Bonne surprise toutefois, les recours à la VAR n’ont pour l’instant pas donné lieu à de trop longs arrêts de jeu. Pour le pénalty accordé au Français, l’interruption a été de 49 secondes, sans influence sur la fluidité de la partie.

    Source : telerama.fr

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