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  • Groupe E : Le Brésil a trouvé son messie

    Groupe E

    Groupe E : Le Brésil a trouvé son messie

    17 juin 2018 11:00

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    Il est celui que le peuple auriverde attendait, cet avant-centre qui, par le passé, a tant manqué à la Seleção. Gabriel Jesus n’est pas le plus grand (1,75 m) mais c’est déjà un géant qui a marqué son territoire. Remplaçant avantageusement ceux (Fred, Hulk notamment) qui l’ont précédé à ce poste décrié, c’est lui, autant que Neymar qui symbolise l’émergence d’un nouveau Brésil. Car Jesus, talent immensément précoce débarqué très tôt en Europe - arrivé en janvier 2017 à Manchester City, il allait aussitôt s’y intégrer -, fait déjà tout plus vite et parfois mieux que le «Ney» à son âge.

    Doublé pour sa première

    Il y a quatre ans, personne n’en avait encore entendu parler, hormis les recruteurs de Palmeiras qui avaient flairé le bon filon pour enrôler celui qui enquillait les buts sous le modeste pavillon de Anhanguera. Lors du Mondial 2014, qui avait tourné à l’humiliation nationale pour le Brésil, Gabriel Jesus y avait participé à sa manière: l’ado, pieds nus et pinceau en main, avait aidé à repeindre les rues de son quartier aux couleurs de la Seleção comme le rappelle opportunément son compte officiel twitter.

    Aujourd’hui, le peintre méconnu s’est mué en enchanteur planétaire dont se méfiera la défense suisse. Transféré pour 39 millions de francs à l’Etihad Stadium, Jesus affole les statistiques aussi bien avec City (53 matches, 24 buts) qu’en sélection (17, 10) depuis une première convocation reçue en septembre 2016 contre l’Équateur qu’il avait fêtée par un doublé. Prototype de l’attaquant moderne, le jeune prodige, qui affiche une complicité rayonnante avec Neymar, sait tout faire avec un ballon - il faudra donc l’en priver.

    Contre l’Autriche (3-0), Jesus et Neymar y sont chacun allés de leur but, un convaincant succès complété par une réussite de Coutinho. Arrivé lundi avant l’aube à Sotchi, le Brésil sait très bien ce qu’il est venu faire en Russie: y chercher «sa» Coupe, qu’il avait brisée un soir de désolation quatre ans plus tôt (revers 7-1 contre l’Allemagne en demi-finale). Seule une sixième étoile conquise le 15 juillet pourrait faire office de rédemption. «Nous savons que nous sommes le Brésil et ce que cela doit signifier pour nos adversaires, qui nous regardent désormais autrement.»

    Voici en substance la teneur du message délivré hier au monde par Jesus. Pas très bon signe pour la Suisse, opposée dans cinq jours à un homme qui marche régulièrement sur l’eau. Avec le risque, pour la défense helvétique, de s’y noyer.

    Une maman très présente

    «Tetinha» (têtu, son surnom) est inséparable de Vera Lucia, sa maman, qui l’a élevé seule après le décès accidentel de son papa. La mère veille sur son rejeton qu’elle a suivi à Manchester. C’est aussi elle qui gère la carrière et le compte en banque du plus jeune d’une fratrie de quatre enfants. Jesus a beau gagner plus de 100 000 francs par semaine, il n’a droit de dépenser que l’argent de poche que lui octroie sa mère. «C’est le stoppeur le plus dur que j’ai jamais eu à affronter», s’amuse le récipiendaire. La légende rapporte que Vera Lucia prépare un smoothie banane-avoine à son fils avant chaque match.

    Un tatouage partagé

    Parce qu’il n’oublie pas ses origines modestes et d’où il vient (Jardim Peri, un quartier défavorisé de São Paulo), Jesus s’est fait tatouer sur l’avant-bras gauche un enfant des rues qui joue au ballon face à la favela. Neymar, son frère d’arme, partage le même tatouage, réalisé sur son mollet gauche avant les JO de Rio. Malgré sa notoriété, Jesus n’a oublié ni ses racines ni ses copains d’enfance avec lesquels il lui arrive de partir encore en vacances. «Je suis le même qu’eux», répète-t-il. Bon, plus tout à fait le même quand même…

    Le numéro du Christ

    Chez les Citizens, Jesus a adopté le No 33, un numéro qui le suit partout et représente un symbole de sa foi chrétienne. Car c’est à cet âge-là, 33 ans, que le Christ a été crucifié. Le nouveau Dieu des pelouses, lui, accompagne chacun de ses buts d’un autre numéro, mimant un appel téléphonique à son ancienne copine. «Parce qu’elle ne répondait pas à mes appels quand j’évoluais au Brésil, explique-t-il, mais elle m’a envoyé un message quand j’ai été transféré à City.» La Suisse croise les doigts pour qu’il ne simule aucun appel depuis Rostov.

    Source : Le Matin

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