Radio One Logo
  • Le sexe peut mener à l’infarctus

    Santé

    Le sexe peut mener à l’infarctus

    17 mars 2019 20:00

    338 vues

    L’histoire pourrait prêter à sourire si elle n’était pas liée à un problème grave. Le cas, publié dans le BMJ Case Reports doit nous alerter et nous rappeler que les rapports sexuels peuvent parfois être dangereux même s’ils sont le plus souvent excellents pour la santé. Explications.

    Un cunnilingus qui vire au désastre

    Alors qu’elle était sur le point d’atteindre l’orgasme pendant que son.sa partenaire lui prodiguait un cunnilingus, une londonienne de 44 ans s’est évanouie. Trop de plaisir ? Loin de là.

    Lorsqu’elle reprend connaissance trois minutes plus tard, elle souffre de maux de tête qui sont suffisamment forts (6/10 sur l’échelle de la douleur, d’après la patiente) pour alerter sa moitié. Elle est alors transportée en ambulance au Middlesex University Hospital à Isleworth, dans l’ouest du Grand Londres (Angleterre).

    Dans leur rapport, les médecins rapportent qu’ils ont d’abord pensé qu’elle avait peut-être été victime d’une crise, comme lors d’un épisode épileptique. Mais un scanner révèle la présence de sang entre le cerveau et le crâne de la femme. Les praticiens diagnostiquent alors une hémorragie subarachnoïde (HSA) de petite taille, un signe manifeste d’une attaque cérébrale.

    Le sexe augmente la pression artérielle

    L’équipe médicale a reconnu que l’acte sexuel, qui augmente la pression artérielle, avait certainement été la cause de cette rupture de vaisseaux sanguins à la surface du cerveau.

    Les médecins se sont appuyés sur de précédentes travaux sur le sujet et ont noté dans leur rapport que : « la surveillance des artères pendant un coït a démontré que lors d’un rapport sexuel, la pression artérielle et le rythme cardiaque subissaient des changements avec notamment une augmentation au moment de l’orgasme ».

    Comme le souligne le Daily Mail, des scientifiques ont déjà montré dans une étude « qu’une personne ayant des vaisseaux sanguins affaiblis ou une anomalie tel un anévrisme, était plus susceptible de subir une rupture à cet endroit précis sous l’effet d’une augmentation de la pression artérielle ».

    Après avoir été mise sous traitement endovasculaire, pour relancer la coagulation et arrêter les saignements, la patiente a pu rentrer chez elle après 2 semaines d’hospitalisation.

    Il a également été noté que la Londonienne de 44 ans est une fumeuse régulière, une consommatrice occasionnelle d’alcool, qu’elle est asthmatique et qu’elle avait souffert d’un paludisme cérébral dans sa vingtaine. Mais le rapport médical n’indique aucun lien entre ces données et son attaque.

     

Laissez-nous vos commentaires

© 2016 - 2019 Radio ONE - Conçu par Tryangle

Nos fréquences

  • CENTRE

    100.8 FM

  • NORD

    101.7 FM

  • SUD

    102.4 FM

  • equalizer
  • ECOUTER
    LE DIRECT