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    Société

    Entre zako, opportunistes et voler…

    31 juil. 2020 07:07

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    Les convocations à la police se succèdent suivant des plaintes de députés de la majorité. Cela peut choquer et, pour certains cela relève d’une atteinte à la liberté d’expression.

    Et c’est souvent dans le but d’intimider que ces députés portent plainte, mélangeant allègrement critiques du positionnement politique – comme l’opportunisme – et insultes gratuites, voire racistes.

    Manifestement, tout part en vrille dans le monde politique, depuis que les attaques personnelles ont complètement occulté les argumentations politiques. Et cela est inquiétant pour notre semblant de démocratie.

    Ces dernières années, et plus encore depuis les dernières élections, nous assistons, au Parlement, à ces éructations visant à insulter, humilier et rabaisser le camp opposé.

    Et, mardi dernier, l’incivilité s’est de nouveau manifestée après une brève accalmie à l’annonce du malaise du ministre Bobby Hurreeram. Quand les messages pour lui souhaiter un prompt rétablissement ont commencé à pleuvoir sur les réseaux sociaux. Notamment des députés de l’opposition.

    Voilà une réaction tout à fait normale qui prend des proportions extraordinaires parce qu’elle tranche singulièrement avec le laisser-aller verbal sur Facebook comme à l’Assemblée nationale.

    L’insulte dans un Parlement a comme fonction de « rendre la discorde palpable, à abattre un adversaire et à souder son propre camp », estimait l’historien français Thomas Bouchet.

    Mais ces excès ont un écho sur Facebook, qui n’accorde aucune immunité à ceux qui remplacent les arguments politiques par des insultes. Les gens trouvent absolument naturel d’utiliser des termes dégradants à l’encontre de leurs adversaires politiques, parce qu’il s’agit aussi pour eux de les abattre par n’importe quel moyen.

    Arguments politiques contre insultes…

    C’est peut-être là la clé du problème.

    Selon l’article 296 du Code penal, « any injurious expression or any term of contempt or invective, or other abusive language, not carrying with it the imputation of a fact, is an insult (‘injure’) ».

    Soit.

    Mais il est bien dommage que le code pénal ne prévoie rien contre l’insulte que font les politiques à notre intelligence…

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