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    Le symbole Arvin Boolell

    05 mars 2021 07:08

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    Certaines personnes se souviennent encore de deux images publiques d’Arvin Boolell. La première, c’est la diffusion, irrespectueuse, en mars 2006, par la MBC, d’images du dirigeant rouge en larmes, après le décès de son père, sir Satcam. La seconde, c’est la publication d’une photo dans un titre de presse, vers 2007, d’Arvin Boolell recevant chaleureusement à son bureau de ministre le syndicaliste Jack Bizlall.

    D’un côté, un fils qui laisse apparaître tout son désarroi et sa vulnérabilité à la disparition de son père. De l’autre, le politicien habile qui démontre qu’il est suffisamment intelligent pour recevoir en toute courtoisie un adversaire irréductible.

    C’est peut-être là toute sa complexité : un personnage à la fois humain et roublard, et spontané et calculateur. Deux pôles qui ne sont pas nécessairement contraires. Quand il est candidat à Quatre-Bornes pour l’élection partielle de décembre 2017, Arvin Boolell se rendait à des réunions privées dans les quartiers d’électeurs perçus comme proches du MMM. Et il était reçu avec courtoisie. Surtout qu’il faisait montre d’une humilité certaine, loin de l’arrogance de certains de son propre camp politique. Ce qui avait fait le don de plaire à ces citoyens.

    Bien évidemment, cela participe d’une habile construction de son image d’homme public, alliant ses capacités naturelles de séducteur aux froids calculs du politicien en représentation.

    Spontané, courtois et séducteur, d’un côté. Rusé et calculateur, de l’autre. Chaque aspect de la personnalité d’Arvin Boolell contribue à donner de l’homme une image qui devrait sans nul doute suffire à lui attirer de la sympathie. Une image favorable qui aurait dû lui permettre d’accéder aux plus hautes fonctions.

    Mais voilà, Arvin Boolell, comme tous les apparatchiks rouges, ne remettra jamais en cause le fondement même du système politique qui lui a justement permis de faire carrière.

    Il symbolise un système basé sur le clientélisme ethnique et castéiste. Un système qui séduit d’ailleurs Bruneau Laurette et qu’il veut approprier, en commençant par récupérer ce qu’il appelle le « bassin électoral » MMM et PMSD… Du coup, le mot « citoyen », sur lequel il avait fait main basse, prend un sens assez particulier.

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