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    Ligue des champions

    Ligue des champions : à Sarajevo, on croit à l'étoile Dzeko

    02 mai 2018 14:00

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    "Dans cette ville, tu ne savais pas si tu verrais ton meilleur ami le lendemain, si tu embrasserais ton père ou ta mère, si tu ouvrirais les yeux ou si tu sortirais jouer avec tes camarades", a écrit le joueur sur Facebook, après son but au Camp Nou en quarts de finale.

    "J'ai eu de la chance et j'ai survécu alors que beaucoup de mes pairs ont été blessés ou ne sont plus avec nous. C'est à eux que je dédie mon but contre Barcelone, en Ligue des champions. Je suis fier d'être né à Sarajevo et en Bosnie, et d'y avoir grandi."

    Les parents de Dzeko habitent toujours Sarajevo, où il est né le 17 mars 1986. Lorsque la guerre commence, Dzeko vient d'avoir 6 ans.

    "La guerre ne voulait rien dire"

    Les bombes pleuvent, parfois sur les jardins d'enfants, les snipers serbes n'épargnent personne. Sur les quelque 11.000 morts d'un siège de quatre ans, entre 1.500 et 1.600 sont des enfants. Un musée leur est consacré; dans un parc, leurs noms sont gravés sur des rouleaux que des proches viennent chaque jour effleurer du doigt.

    Un jour, elle refuse. "Il pleurait, ça me faisait mal". Mais "un obus est tombé exactement à l'endroit où Edin avait l'habitude de jouer avec d'autres enfants. Il y a eu des morts, des blessés", disait-elle.

    Aussi peu importe la déroute 5 à 2 à Anfield: les compatriotes de Dzeko, qui le surnomment le "Dijamant", le "Diamant", croient en un nouveau miracle après celui du Stadio Olimpico, quand il a marqué d'emblée avant de provoquer un pénalty pour une qualification inespérée contre le grand Barcelone (3-0) malgré une déroute à l'aller (4-1).

    "Edin était souvent là quand on avait le plus besoin de lui", dit à l'AFP son ami Jasmin Ligata, 32 ans. "Il est en quelque sorte prédestiné pour des grands moments."

    Son premier entraîneur au Zeljo, Jusuf Sehovic, se souvient d'un petit garçon "intéressé uniquement par l'avancée vers le but", "qui ne cessait d'appeler le ballon", animé par "la volonté de travailler et l''ambition de réussir". "Quand il passe à Sarajevo, il fait signe et on va prendre un café", dit le septuagénaire.

    "Quand il vient, il faut un lasso pour l'attraper dix minutes", poursuit Trbonja: "On vient lui demander une photo, un autographe (...), il ne refuse jamais".

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