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    Arbitrage vidéo : Essai transformé lors de France - Italie

    03 sept. 2016 18:11

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    Italie-France, un match qui restera dans l’histoire du monde du football. Le résultat fut anecdotique, même si on retiendra que les Français l’ont emporté sur le score de 3-1 à Bari, sur le sol transalpin. Le plus important était ailleurs, en dehors du stade, dans un van où on retrouve les « VAR » (Video Assistant Referees), les assistants vidéo de l’arbitre.

    La rencontre entre les deux pays latins devait faire l’objet d’un test comme cela a déjà été fait lors d’autres compétitions, c'est-à-dire sans communication entre l'arbitre central et les assistants vidéo. Sauf que l’arbitre néerlandais Björn Kuipers ne l’a pas entendu de cette oreille…

    Test « off-line » devenu « on-line »

    Björn Kuipers, qui dirigeait le match, était relié par oreillette avec les VAR et a même pu échanger avec eux.

     

    Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’est d’ailleurs félicité de cette première « vraie » rencontre sous un arbitrage vidéo, ce vendredi 2 septembre en conférence de presse : « L'expérience a été très positive. Il faut aider les arbitres sans dénaturer le jeu mais en 2016, on ne peut pas permettre que tout le monde voit une chose importante et pas l'arbitre », a-t-il déclaré.

    « Si on n'essaye pas, on ne peut pas savoir si ça marche », a ajouté le président de la FIFA qui, contrairement à son ancien supérieur à l'UEFA, le Français Michel Platini, n'a jamais caché qu'il était favorable à cette évolution dans le football moderne.

    Des décisions erronées ?

    Concrètement, les rencontres qui bénéficient de ces tests concentrent leurs efforts sur quatre cas spécifiques : but marqué, carton rouge, penalty, erreur sur une identité.

    Lors du match entre les Italiens et les Français à Bari, le « VAR » est intervenu à seulement deux reprises.

    « A la 4e minute, il y a faute de Sidibé (France) sur De Rossi (Italie) », raconte Björn Kuipers. « J'avais un doute entre jaune et rouge. Le VAR a été très utile et m'a donné l'information en neuf ou dix secondes. Le jaune suffisait. Chiellini (Italie) me disait 'c'est rouge, c'est rouge !', mais je lui ai dit 'non, c'est jaune' et c'était fini. »

    Dans des cas comme celui-ci, il est d’ailleurs très simple de demander l’assistance vidéo, car le joueur touché est en train de se faire soigner quand la décision tombe.

    Quant à la deuxième utilisation de l’arbitrage vidéo, elle intervient quand les Italiens réclament une main du latéral-gauche français Layvin Kurzawa dans la surface, toutefois on notera que le jeu se poursuit jusqu'à ce que le ballon sorte en touche.

    « Le VAR m'a dit 'Björn, ne fais pas reprendre le jeu'. Il a vérifié, ça a pris sept ou huit secondes et il m'a dit 'on joue'. Les Italiens m'ont demandé si j'avais vérifié. J'ai dit 'oui' », raconte l'arbitre néerlandais de la rencontre.

    La Coupe du monde en ligne de mire

    Un match amical, c’est assez particulier, il n’y a que très rarement des décisions très discutées par les joueurs. Les tests concrets se réaliseront sur des matchs à enjeux où l’arbitre aura une tout autre pression de la part des acteurs d’une rencontre.

    Pourtant l’objectif du président de la FIFA, Gianni Infantino, est d’implanter le système, s’il fonctionne, dès la coupe du monde 2018 en Russie : « Si ça marche, alors bien sûr que tout le monde du football sera heureux d'avoir ce système pour aider les arbitres lors du plus grand tournoi du monde. Ce sera toujours l'arbitre qui décidera et cela doit rester ainsi. Les arbitres additionnels aident, la Goal Line Technology aide. Et Le VAR aidera, on l'espère. »

    RFI

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