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    Mondial 2018

    Mondial 2018 : du spectacle, des couleurs et pas d'incidents pour l'instant

    29 juin 2018 13:10

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    Money time version russe

    Les stars sont bien au rendez-vous. Lionel Messi est l’auteur d'un des plus beaux buts du tournoi face au Nigeria, avec un contrôle en deux temps dans la course et un tir croisé. "Je ne pense pas que quelqu'un sur cette terre puisse trouver le remède pour stopper Messi", a commenté Presnel Kimpembe, défenseur de la France, prochain adversaire de l'Argentine.

    Ce soir-là, le spectacle était aussi en tribunes. Diego Maradona danse avec une VIP nigériane, entre en transe sur le but de "Leo", fait un malaise, puis adresse deux doigts d'honneur sur le but de la victoire argentine.

    La signature de ce Mondial, ce sont les buts dans le temps additionnel, le money time russe. Quand Toni Kroos maintient l'Allemagne en vie, c'est avec une superbe frappe à la 90e+5. Et quand la Corée du sud humilie cette même Mannschaft, c'est encore sur des buts tardifs, de Kim Young-gwon (90e+2) et Son Heung-min (90e+6).

    L'Allemagne, championne en titre, déjà éliminée au premier tour, c'est une des surprises de ce tournoi qui n'en manque pas. La Russie, incapable de gagner un match en 2018 avant la compétition, s'est ainsi qualifiée pour les 8es de finale.

    Pour la première fois en Coupe du monde, l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) a été utilisée. Il n'y a pas eu d'erreur manifeste avec cette technologie. Mais ceux qui pensaient que sa présence mettrait fin aux contestations et aux polémiques en sont pour leur frais. "La VAR, c'est +bullshit+!" lâche ainsi devant les caméras l'ailier marocain Noureddine Amrabat.

    La moyenne de buts (2,54, soit 122 inscrits en 48 matches) se situe dans la tranche haute. Au Brésil en 2014, elle était de 2,67 sur l'ensemble de la compétition. Il y a eu 24 penalties sifflés, un record, dont 9 après recours à la VAR.

    Fièvre latina sur la Place Rouge

    Dès les jours précédant le coup d'envoi du Mondial (le 14 juin) les abords de la place Rouge étaient déjà noirs de monde. Plusieurs dizaines de milliers de fans d'Amérique latine défilent depuis dans la capitale russe et l'ont redécorée de leurs drapeaux et maillots bariolés.

    "Quand le Pérou s'est qualifié, les gens sont devenus fous! La première chose qu'ils ont faite a été de prendre leur vol: il y a eu plus de billets vendus que lors de Nöel et la Fête des mères réunis", explique Inés Christing de la plateforme de réservation en ligne despegar.com, basée à Buenos Aires.

    Quelque 45.000 Péruviens sont venus supporter les Incas pour leur premier Mondial depuis 1982 - 25.000 d'entre eux sont partis du Pérou, et les autres de plusieurs endroits d'Europe - selon le ministère des Transports du pays andin.

    Nombre de pays latino-américains, comme l'Argentine ou le Pérou, bénéficient d'un régime sans visa pour la Russie. Le tourisme en provenance du continent sud-américain connait aussi un coup de fouet grâce à l'émergence d'une classe moyenne de plus en plus aisée.

    Face à cet afflux, les Européens font pâle figure, peu nombreux et bien moins visibles dans les rues de Moscou mais aussi de Kazan ou Sotchi. "Je pense que les Européens ont un peu peur", explique à l'AFP Jo de Munter, un Belge de 46 ans. "En Belgique, tout le monde me disait que j'étais fou."

    Pas de hooligans en vue

    Tout le monde avait en mémoire les terribles images des hooligans russes s'en prenant à des fans anglais dans les rues de Marseille pendant l'Euro-2016. La peur était grande à l'idée de nouveaux incidents.

    "Nous avions l'impression qu'on serait constamment en danger. Avant d'arriver ici on était inquiet, ma famille était inquiète", confiait ainsi Jordan Price, 27 ans, supporter anglais, tout en sirotant une bière matinale sur une terrasse du centre-ville de Volgograd le 18 juin avec deux amis.

    Le seul dérapage dans cette ville est d'ailleurs venu de trois Britanniques filmés en train d'entonner des chants antisémites dans un bar de la ville, autrefois baptisée Stalingrad, et théâtre d'une terrible bataille durant la seconde guerre mondiale.

    Car côté russe, les autorités ont pris le problème à bras le corps, n'hésitant pas à utiliser la manière forte (carte d'identité pour les supporters, présence discrète mais très efficace de la police) pour dissuader les fauteurs de troubles de s'illustrer pendant le Mondial-2018.

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