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    Infantino, entre vitesse et précipitation

    05 juin 2019 12:30

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    Un Mondial-2018 en Russie sans fautes, "le plus profitable à ce jour" selon la Fifa, avec pour la première fois l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage. Un Mondial-2026 à 48 équipes organisé par un trio Etats-Unis/Canada/Mexique et une Coupe du monde des clubs réformée avec 24 équipes à partir de 2021...

    Infantino, qui a assumé la lourde succession de Sepp Blatter, poussé à la démission après le pire scandale de l'histoire de l'instance, présente un bilan plus que positif, selon son secrétaire général adjoint, l'ex-crack croate Zvonimir Boban: "Avant, l'activité de la Fifa était politiquement orientée et la marque Fifa était la marque la plus toxique au monde. Avec Gianni, le football est revenu à la Fifa et c'est ce qui m'a attiré ici", a-t-il confié dans un entretien à l'AFP.

    Vote par acclamation

    Cerise sur le gâteau, Infantino sera seul à se présenter devant les 211 fédérations membres pour un nouveau mandat, mercredi à Paris. Et il ne risque pas de voir un bulletin de vote lui échapper en signe de désapprobation, car il devrait être élu par acclamation, selon une recommandation du Conseil prise lundi et qui sera soumise au préalable au Congrès.

    Pourtant, le style de gouvernance de l'ancien bras droit de Michel Platini à l'UEFA, froid et cassant, sa propension à s'entourer d'une garde rapprochée qui ne s'opposera jamais à lui et sa volonté d'avancer à tout prix sans se soucier des mises en garde, comme sur le projet d'élargissement du Mondial-2022 à 48 équipes, posent question.

    "C'est un très bon juriste, un très bon secrétaire général, mais il n'a aucune légitimité, il n'est pas crédible comme président de la Fifa", a lâché lundi Platini à plusieurs journaux européens.

    "Comment peut-il venir promouvoir le football féminin alors qu'il s'en est toujours moqué ? Il n'y a jamais cru", ajoute l'ancien N.10 des Bleus, toujours suspendu, juste avant l'ouverture du Mondial féminin en France (7 juin-7 juillet).

    Soupçonné de relations privilégiées avec le procureur général suisse Michael Lauber, celui-là même qui a enquêté sur la Fifa, Infantino a subi plusieurs coups d'arrêt sur des dossiers qui lui tenaient à coeur.

    Ainsi a-t-il dû renoncer il y a quelques jours, face aux complications logistiques et géopolitiques, à élargir le Mondial-2022 au Qatar de 32 à 48 équipes.

    Mondial des clubs en Arabie saoudite ?

    "La Fifa a essayé de jouer un rôle qui n'est pas le sien", a jugé Blatter dans un entretien à l'AFP. "Dans la géopolitique, la Fifa peut de temps en temps être un acteur, mais devenir +directeur de show+, ce qu'il a essayé de faire avec le Mondial à 48 (au Qatar) et l'élargissement du Mondial des clubs, ça n'a rien à faire avec les principes de base de la Fifa".

    Quant à son projet de Coupe du monde des clubs à 24 équipes dès juin 2021, il a certes été adopté par le Conseil de la Fifa en mars à Miami, mais sans les voix de l'UEFA qui dénonce le manque de transparence d'Infantino et y voit une concurrence face à sa réforme de la Ligue des champions.

    On saura en octobre prochain lors d'une réunion du Conseil à Shanghai où se déroulera cette édition "pilote" en juin 2021. Peut-être en Arabie saoudite, selon certaines sources.

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