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    Ligue des nations : l'Italie doit exorciser ses démons à San Siro

    17 nov. 2018 21:30

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     Le 13 novembre 2017, à l’issue d’un match nul engagé contre la Suède, l’Italie manquait sa première Coupe du monde depuis 1958. Un an et quatre jours plus tard, dans le même stade San Siro, les hommes de Roberto Mancini rencontrent le Portugal (20h45) pour tenter de se rapprocher du Final Four de la Ligue des nations. Un match qui sonne comme une petite revanche sur le passé.

    Un cataclysme. C’est ce qu’a vécu l’Italie il y a pile un an, après son match nul face à la Suède à San Siro (0-0), synonyme de non qualification pour la Coupe du monde en Russie. C’était la première fois depuis 1958 que l’Italie, quadruple championne du monde, échouait à se qualifier pour la compétition. Un an plus tard, le stade est le même, l’équipe est remaniée, le sélectionneur a changé, puisque Roberto Mancini a remplacé Giampiero Ventura, mais les enjeux restent importants. Samedi (20h45), les Italiens affrontent les champions d’Europe portugais. A la clé : une qualification éventuelle pour le Final Four de la Ligue des nations.

    Certes, la nouvelle compétition créée par l’UEFA n’est pas la Coupe du monde, mais les Transalpins ont à cœur de bien faire devant les quelques 70 000 supporters que devrait accueillir San Siro (ndlr : le stade a une capacité de 80 000 places). Non pas pour effacer “l’apocalypse” de 2017, comme l’avait titré la Gazzetta dello Sport au lendemain de la catastrophe, mais pour chasser les démons qui planent toujours au-dessus des têtes italiennes. Roberto Mancini va s’y atteler, avec le regard rivé vers l’Euro 2020. “Notre objectif est d'être prêts pour l'Euro 2020”, assénait-il avant le mois dernier avant de se rendre en Pologne pour une victoire probante (0-1).

    "Après la pluie, vient le beau temps"

    Si Mancini a le regard tourné vers le futur, ses ouailles, elles, ne peuvent pas complètement occulter le passé. Les cadres de la Squadra Azzurra, présents lors du match contre la Suède, comme Chiellini, Bonucci, Immobile, auront à cœur d’exorciser, un peu, leur dernière sortie à Milan. "Le match face à la Suède est mon moment le plus difficile avec la sélection nationale. Cela a été une énorme désillusion", a expliqué Chiellini. "On était convaincu qu’on allait se qualifier pour la Coupe du monde. La saison a ensuite repris son cours. La période la plus pesante a été le mois de juin quand nos coéquipiers sont partis jouer la compétition. C’est là qu’on a vraiment réalisé ce qu’il s’était passé." En 2017, le défenseur central de la Juventus avait affirmé que l’Italie avait “touché le fond”, mais qu'”après la pluie, vient le beau temps, c'est ce qu'on dit”.

     

    Effectivement, après les larmes de Buffon, le beau temps commence à se montrer un peu moins d’un an après. Le soleil a pointé le bout de son nez du côté de Chorzów. En Pologne le mois dernier, Mancini avait décidé de miser sur la jeunesse. Un choix payant puisque les Italiens se sont imposés 1-0, un but de plus que tardif de Biraghi mais qui a récompensé une partie d’excellente facture des Transalpins. Beaucoup d’observateurs ont d’ailleurs parlé de premier “match référence” de l’ère Mancini.

    L’Italie est en train de remonter la pente, mais n’est pas encore totalement guérie. Accélérer la rémission passerait par une victoire face au Portugal et, si besoin, une qualification pour le Final Four de juin. Comment Mancini compte-t-il s’y prendre ? Le sélectionneur italien a décidé d’aller vers l’avant et lâcher les chevaux pour “faire vibrer San Siro”. Parce qu’au-delà du résultat pur et dur du match de samedi, l’Italie entame une opération séduction : “Je veux une Italie d'attaque, spectaculaire, pour remercier le public de San Siro. Je sais que beaucoup viendront nous soutenir et c'est très important.”

    Il y a vingt-cinq ans, le 17 novembre 1993, Roberto Mancini était déjà à Milan, avec l’Italie. L’ancien milieu de terrain de la Sampdoria était alors international A. Au bout du suspense, la sélection avait décroché sa qualification pour la Coupe du monde aux Etats-Unis en battant… le Portugal (1-0). “Nous avions gagné avec un but de Dino Baggio, le 17 novembre, à la même date, s’est-il souvenu en conférence de presse. Nous espérons que ce sera un bon présage pour la Ligue des Nations et pour l'avenir.”

    Source : eurosport.fr

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