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    Caraboa Cup

    Caraboa Cup : Wenger vit-il sa pire période chez les Gunners ?

    10 janv. 2018 21:30

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    Sorti sans gloire par Nottingham Forest dès le troisième tour de FA Cup dimanche, Arsène Wenger a enregistré le pire résultat de son histoire dans la compétition. Son équipe d’Arsenal est distancée en championnat et ne part pas favorite face à Chelsea ce mercredi soir en demi-finale aller de League Cup..

    La question reste la même : à quand la goutte d’eau qui fera définitivement déborder le vase ? A quand le trop plein d’échecs ? L’élimination d’Arsenal par Nottingham Forest (4-2) dimanche, au troisième tour de la FA Cup, a pris des airs de contre-performance honteuse pour les hommes d’Arsène Wenger. Depuis son arrivée en Angleterre en 1996, le manager français avait toujours atteint au moins le quatrième tour de la compétition, preuve du désastre.

    Les Gunners se rendent à Stamford Bridge mercredi pour la demi-finale aller de League Cup, dans ce qui est depuis longtemps un classique en Angleterre. Sauf que le gouffre semble désormais immense entre le champion d’Angleterre en titre et une équipe d’Arsenal larguée en Premier League (sixième, à sept points des Blues, troisièmes et pourtant pas dans la forme de leur vie), sortie en FA Cup malgré son statut de tenant du titre et pas flamboyant en Ligue Europa. Le tableau est sombre et Arsène Wenger donne le sentiment d’être en mesure de l’assombrir encore.

    « Nous avons répété les mêmes erreurs »

    Avec un effectif largement remanié et vieillissant, le club a envoyé un mauvais signal face à Forest. Comme s’il laissait couler… « Je savais, avant d’aller là-bas (à Nottingham ndlr), que ce serait un endroit piégeux, a justifié Wenger ce lundi. Durant le match, nous avons répété les mêmes erreurs, c’est là que nous sommes coupables. Une fois, deux fois, trois fois. A ce niveau, ce n’est pas possible. Nous n’étions assez bons nulle part. Ni devant, ni au milieu, ni derrière… Et on l’a payé. Ils avaient l’air plus en forme, ont eu plus d’occasions… c’est tout ce que je peux dire. » Terrible aveu d’impuissance de la part de celui qui rêve d’une fin à la Alex Ferguson… mais qui est loin de toucher du doigt le titre de champion d’Angleterre dont rêve Arsenal depuis 2004.

    Le manager français s’est depuis habitué aux sifflets. Il vit pourtant sans doute la pire période de son histoire londonienne. Pas de FA Cup – dont le club était tenant du titre et trois fois vainqueur depuis 2014 – pas de sacre en championnat, pas de Ligue des champions… Reste deux possibilités pour sauver une saison bien morne : la Ligue Europa, dans laquelle les Gunners se sont qualifiés sans briller pour les 16es de finale, et la League Cup.

    « La crise, ça peut revenir vite »

    Cette situation de crise semble désormais durable… et en pleine aggravation. « La crise, c’est comme un incendie en temps de vent fort, insiste l’ancien coach de Monaco. Cela bouge très vite d’un club à un autre mais vous devez faire attention parce que le feu peut vite revenir. » Les foyers ardents sont nombreux à Arsenal. En cette période de mercato hivernal, la gestion des cas Alexis Sanchez et Mesut Özil, cadres de l’effectif mais en fin de contrat en juin prochain, fait figure de braises sur lesquelles le vent souffle et rallume l’incendie. Wenger dément tout accord avec Manchester City pour le Chilien mais son exil n’est qu’une question d’heures.

    Les problèmes de gestion des contrats sont récurrents chez les Gunners et il n’est pas rare de voir des cadres londoniens rejoindre un concurrent direct. Robin van Persie, Cesc Fabregas, Samir Nasri, autant de joueurs supposés rester selon Arsène Wenger… et qui ont fini par faire faux bond malgré les belles promesses du manager. Risible. Au point que le discours du coach à ce sujet s’est transformé en vaste blague dont se gausse toute l’Angleterre.

    Arsenal a basculé dans un cercle vicieux

    Non qualifié pour la Ligue des champions pour la première fois depuis 20 ans, Arsenal pourrait bien rempiler cette saison… à moins d’un succès en Ligue Europa. Une compétition qui comptera beaucoup pour d’autres mastodontes européens comme le Napoli ou l’Atlético, les déçus et reversés de la C1. Pas gagné donc. Sauf qu’un club qui ne dispute pas la plus belle des compétitions européennes et ne joue plus les premiers rôles en Premier League n’attire pas les cibles potentielles. Prenez Thomas Lemar par exemple : Arsenal et Liverpool sont intéressés mais sportivement, l’avantage tourne forcément en faveur des Reds, qui disputent les huitièmes de finale de C1 et jouent le podium en championnat. Un problème en engendre un autre, les Gunners sont dans un cercle vicieux qu’Arsène Wenger n’avait encore jamais connu.

    Là où Arsenal compensait auparavant sa mauvaise gestion des joueurs et de leurs contrats en attirant d’autres talents, la tâche est aujourd’hui rendue compliquée par le manque de résultats sportifs. Les finances ne font pas tout et à force financière égale, les deux Manchester, Liverpool et même – comble de l’infamie pour les Gunners – Tottenham sont devenus plus attirants. « Aujourd’hui, un joueur préfère signer chez les Spurs plutôt qu’à Arsenal, s’étonne le consultant SFR Sport Jean-Michel Badiane. On n’aurait jamais imaginé ça il y a quelques années ! » Un lourd poids repose sur les épaules du nouveau recruteur Sven Mislintat, arrivé de Dortmund. Il lui faudra dénicher des talents, jeunes et en quête d’un club au sein duquel ils pourront plus facilement percer. C’est devenu une question de vie ou de mort sportive pour Arsène Wenger, à qui les supporters ont déjà beaucoup pardonné en 14 ans de disette…

    Source : sfrsports

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