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    Les Européens ouvrent une nouvelle fenêtre sur l'univers

    20 févr. 2019 21:30

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    Ce mardi 19 février n’a pas été n'importe quel jour de pleine lune. Notre satellite naturelle a paru exceptionnellement grand et lumineux à cette occasion, puisqu'il était à son périgée (son point le plus proche de la Terre sur son orbite elliptique, situé à une distance moyenne d’environ 363.300 kilomètres). Ce phénomène - appelée "super lune" dans le langage courant – se produit tous les un an et 48 jours. Il faut remonter au 26 janvier 1948 pour retrouver une "super lune" d'une distance moindre. Et il faudra attendre le 25 novembre 2034 pour que la l'astre se rapproche davantage de nous...

    Si le phénomène excite nombre d'astronomes amateurs, il n'éveille pas un grand intérêt pour la communauté scientifique. Les astrophysiciens observent le ciel bien au-delà de la lune, du système solaire, et même de la Voie Lactée. Et une équipe de 200 chercheurs européens vient de faire une découverte stupéfiante grâce au surpuissant radiotéléscope LOFAR ("Low Frequency Array"). L'engin a livré sa première carte de l'univers lointain, révélant plus de 300 000 objets célestes, pour une grande part inconnus jusqu'alors. "Nous avons ouvert une nouvelle fenêtre sur l'univers", a fièrement expliqué à l'AFP Cyril Tasse, astronome à l'Observatoire de Paris.

    Inauguré en 2010, le LOFAR est l'un des plus grands radiotélescopes du monde avec 100 000 antennes réparties sur le continent européen. Il a la particularité d'opérer entre 10 et 250 mégahertz, c'est à dire de "voir" l'univers à travers ses particules ultra-énergétiques qui émettent à basse fréquence. Après des milliers d'heures d'observation, réparties sur plus de 3 ans, LOFAR a donc livré sa première carte  avec "des choses que l'on connaît et des choses que l'on ne connaît pas, totalement nouvelles et surprenantes. Ces images sont maintenant publiques et permettront aux astronomes d'étudier l'évolution des galaxies avec une précision sans précédent", a assuré dans un communiqué Timothy Shimwell, de l'Institut néerlandais de radioastronomie.

    La réponse à l'origine des trous noirs ?

    Si l'univers est – en théorie - infini, les astronomes estiment que sa partie "observable" hébergerait environ 100 milliards de galaxies. L'objet le plus lointain cartographié aujourd'hui est à plus de 11 milliards d'années lumière... On est peu de choses quand même! En observant l'infini et l'au-delà, les astronomes espèrent en apprendre plus sur la formation des trous noirs super massifs, un des grands mystères de l'univers et l'une des clés pour comprendre la formation de l'univers et l'origine du Big Bang.

    Un trou noir est un objet céleste qui possède une masse extrêmement importante dans un volume très petit. Il en existe deux sortes : les "trous noirs stellaires", qui se forment à la fin du cycle de vie d'une étoile et les "trous noirs supermassifs" logeant au centre des galaxies. Ces derniers pèseraient entre un million et des milliards de fois le poids du soleil et dont on ignore encore l'origine. Personne n'a à ce jour pu valider ou invalider les théories du génial Stephen Hawking décédé il y a bien tôt un an déjà (14 mars 2018)...

    Les chercheurs du projet international LOFAR estiment que d'ici 2024, le télescope aura permis la détection de 15 millions de sources radio et livré 48 pétaoctets de données, "soit l'équivalent d'une pile de DVD d'une hauteur de presque 40 tours Eiffel", précise Cyril Tasse... Les scientifiques manient en tout cas toujours aussi l'art de la vulgarisation.

     

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