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    Politique

    IBA Amendment Bill : le sort des radios privées en suspens

    27 nov. 2021 10:00

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    Les débats sur les tant contestés amendements a l’Independent Broadcasting Authority se sont poursuivis jusqu'à très tard hier soir dans l’hémicycle. Des débats qui ont été ajournés à la prochaine séance mardi prochain. Même si toute l’opposition a dénoncé ces amendements, les membres du gouvernement se sont voulus rassurant sur la question du droit fondamental de la liberté d’expression.

    Le gouvernement veut d’une Independent Broadcasting Authority qui puisse agir selon sa mission. Présentant l’IBA Amendment Bill, à l’Assemblée nationale, hier après-midi, le Premier ministre a réfuté les critiques des medias et de  l’opposition sur le projet de loi.

    Ces amendements ne viendront pas museler la liberté d’expression et la liberté de la presse, a soutenu Pravind Jugnauth. Le discours de Sandra Mayotte, ancienne animatrice à la MBC était attendu au tournant. Elle explique que ce projet de loi n’a pas comme objectif de bâillonner les radios privés.

    Autre ancienne animatrice d’émission radio, Subashnee Lutchmun Roy a tenu un autre discours. Elle a déplore la perte des valeurs journalistiques pour du sensationnalisme, et propose même au gouvernement de venir avec un Press Council.

    Les députés du PMSD, du MMM, du Parti travailliste et du Rassemblement mauricien ont tous affirmés que ce projet de loi est une tentative du gouvernement de museler les radios privées, une radio en particulier, qui est la cible principale.

    Le permis d’opération d’une durée de 12 mois inquiète beaucoup le leader de l’opposition Xavier-Luc Duval. Le gouvernement asphyxiera les radios privées financièrement, sans compter les pénalités administratives et autres amendements comme celui sur la confidentialité des sources.

    Le député du MMM, Reza Uteem, dénonce, lui, la politique de deux poids deux mesures. Seules les radios privées sont concernées par ces règlements, tandis que la MBC continuera à avoir carte blanche.

    Shakeel Mohammed, député travailliste et avocat de profession, a mis l’accent sur la section 18 du projet de loi. C’est la règle  sacrée du journalisme sur la protection des sources qui est aujourd’hui en danger.

    Nando Bodha, leader du Rassemblement Mauricien, un ancien directeur de la MBC, a lui affirmé qu’au lieu de verrouiller les medias, il fallait plutôt libérer l’espace audiovisuel avec la télévision privée.

    Le Summing Up du Premier ministre sur ce projet de loi, mardi prochain sera très attendu.

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