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    Société

    « Il faut une césarienne, madame ! »

    12 août 2022 07:00

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    Certains professionnels de la santé devraient peut-être revoir leurs priorités : le serment d’Hippocrate ou le fric à tout va… A Maurice comme ailleurs.

    Nous lisons ceci dans le Huffington Post : « Il a fallu 10 ans pour que l’Espagnole Nahia Alkorta soit reconnue comme victime de violences obstétricales par l’ONU, alors que la justice de son pays lui refusait ce statut. Lors de la naissance de l’un de ses enfants, en 2012, les médecins lui ont fait une césarienne sans lui demander son avis, alors qu’elle avait les bras attachés et que son mari était interdit d’accès à la salle. Selon elle, on lui a aussi administré de l’ocytocine pour déclencher l’accouchement alors qu’elle avait déjà des contractions. Là aussi sans aucune explication. Elle a ensuite souffert d’un syndrome post-traumatique. »

    Ce que nous a raconté une jeune maman à Maurice est moins dramatique mais tout aussi révélateur, sinon aberrant, en termes de manque de sensibilité et d’humanité. Deux jours après la date prévue l’accouchement, elle se présente à une clinique privée, davantage pour se rassurer. Sa gynécologue préconise une césarienne immédiate. Pourquoi ? Déjà un retard de deux jours, répond la gynéco, un brin énervée, semble-t-il… Malheureusement pour elle, la jeune femme était accompagnée de sa mère, qui réplique : « J’ai eu plusieurs enfants et ils sont tous nés après la date prévue, sans césarienne ! Ne nous racontez pas d’histoires… »

    Elles ont alors contacté un autre gynécologue et l’accouchement s’est passé sans aucun souci, sans césarienne. C’est-à-dire que la jeune maman a eu à payer au second gynéco une facture nettement moins élevée de ce qu’il lui aurait fallu débourser pour les ‘services’ de la première…

    Dans le même temps, on apprend qu’une clinique propose des soins palliatifs à des prix exorbitants. En gros, de la naissance à la mort, il faut casquer gros, puisqu’il faut - n’est-ce pas ? - « rentabiliser les investissements ».

    Puisqu’il faut que les professionnels de santé puissent bien gagner leur vie, on ne leur demande pas de jouer aux organisations humanitaires.

    Simplement d’être humains…

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