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    Société

    La poudrière des Seychelles

    26 nov. 2021 07:00

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    Les Seychelles ont frôlé, semble-t-il, un coup d’Etat fomenté par des nostalgiques du régime de France Albert René. Et c’est une enquête de l’Anti-Corruption Commission of Seychelles (ACCS) qui a permis de mettre à jour le complot.

    Nous empruntons ici le titre d’un livre publié en 1992 par un certain Pierre Soubiron. Ce livre couvre les événements sur une quinzaine d’années, pendant lesquelles il y eut beaucoup de disparus parmi les adversaires politiques de France Albert René. Et parmi ses ex-associés.

    Depuis 2019, siège la Truth, Reconciliation and National Unity Commission (TRNUC), instituée par Danny Faure, le prédécesseur de l’actuel président seychellois, Wavel Ramkalawan. Cette instance a pour mission d’examiner les séquelles politiques de la présidence de France-Albert René et les violations des droits humains commises pendant la période du parti unique.

    C’était alors une époque bénie pour les délateurs, les profiteurs et les corrompus. Surtout ces derniers. Les Seychellois ne connaissent pas encore le terme « chatwa »…

    C’est ainsi que l’ACCS enquêtait sur la disparition, en 2002, de 50 millions de dollars offerte par Abu Dhabi aux Seychelles, alors en période de crise profonde, pour acheter des produits alimentaires essentiels. Cette somme confiée à une entreprise publique avait mystérieusement disparu. Dans le cadre de cette enquête, l’ACCS débarque chez l’ex-responsable de cette entreprise, qui était proche de l’ancien président seychellois… et découvre des armes.

    Pour simplifier : une fois l’ex-responsable de l’entreprise d’Etat et sa femme arrêtés, un proche de ces derniers préfère remettre les armes en sa possession à la police alors qu’un lieutenant colonel de l’armée seychelloise a été arrêté, soupçonné d’avoir reçu 100,000 dollars US en échange des armes qu’il a remises au couple en question. Un ex-ministre également est sous les verrous…

    Argent détourné en période de crise, corruption, meurtres… Cela ne vous rappelle rien ? Pourtant, l’Anti-Corruption Commission of Seychelles ne s’est jamais flattée de ne pas « get figir »… En outre, aucun des suspects interrogés n’a pensé, comme chez nous, à se faire admettre en clinique privée en espérant que l’enquête traîne pendant des années. Décidément, entre les Dalons et nous, il y a un grand écart de civilisation…

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